2 451 428
appels reçus au total
991 657
appels 9-1-1
1 459 771
appels d'autres sources
Source: système de téléphone des CCPP. Données extraites le 2 janvier 2026.
Plaintes liées à la circulation, à l'application de la loi et aux risques
205 128
Appels téléphoniques sans échange vocal (par ex., raccrochage, composition accidentelle)
177 765
Demande d'assistance policière
97 193
Collisions de véhicules motorisés
80 670
Violence entre partenaires intimes (anciennement "querelle de ménage")
35 418
Lien avec la santé mentale
30 319
Alarmes
26 022
Personnes suspectes
22 588
Conflits familiaux
21 320
Vols
18 546
Les CCPP ont reçu 991 657 appels 9-1-1 en 2025, autrement dit 2 717 appels 9-1-1 en moyenne chaque jour.
Un appel de demande d’assistance policière nous parvient toutes les 5 minutes. Cela comprend les appels d’autres organismes ou du public, les appels de compassion pour localisation, les appels de relais médicaux, d’organes ou de sang, les appels de conseils au public ou les appels pour des personnes ou des automobilistes en retard.
Les agentes et agents sont dépêchés pour une intervention liée à la circulation (sans compter les interceptions routières) toutes les 2 minutes.
Un appel concernant une collision de véhicules motorisés nous parvient toutes les 6 minutes.
Les agentes et agents de la Police provinciale effectuent une interception routière toutes les 71 secondes.
Un appel lié aux troubles
de santé mentale ou au suicide nous parvient toutes les 17 minutes. La Police provinciale effectue environ 87 interventions par jour pour donner suite aux appels liés à la santé mentale ou au suicide. Des travailleuses et travailleurs à l'intervention d'urgence formés en matière de santé mentale et de dépendance ont été intégrés à chaque CCPP pour aider à désamorcer les situations de crise et apporter leur soutien aux personnes qui en consentent.
La Police provinciale reçoit 172 appels liés aux services communautaires chaque jour et dépêche des agentes et agents.
Un appel 9-1-1 sans échange vocal
parvient aux CCPP toutes les 3 minutes (soit une moyenne de 488 par jour). Il est très fréquent qu’un appel 9-1-1 sans échange vocal parvienne à un des CCPP. Le 9-1-1 est réservé aux appels pour les urgences liées aux services de police, aux services des incendies ou aux services de soins médicaux. Chaque fois qu’un appel 9-1-1 accidentel ou raccroché nous parvient, le personnel de communication tente de rappeler le numéro ayant fait l’appel initial et envoie également un message texte si cet appel provient d’un appareil cellulaire. Si vous avez composé un numéro par erreur, restez en ligne et expliquez la situation au personnel de communication.
Un appel concernant la violence entre partenaires intimes (anciennement « querelle de ménage ») nous parvient toutes les 14 minutes. Les CCPP reçoivent en moyenne 101 appels liés à la violence entre partenaires intimes chaque jour.
En 2025, les CCPP ont renvoyé plus de 103 000 appels 9-1-1 non intentionnels, évitant l'intervention de la première ligne.
À noter: Toutes les données représentent des moyennes à moins qu'il ne soit spécifié qu'il s'agit d'un total.
Sources : Répartition assistée par ordinateur (RAO). Données extraites le 12 janvier 2026.
Système de téléphone des CCPP. Données extraites le 2 janvier 2026.
Le Programme de surveillance aérienne a mené des opérations dans la Région du Centre, la Région de l’Est et la Région de l’Ouest en 2025 afin d’améliorer la sécurité de la circulation et d'épauler des initiatives d'application de la loi relative à la circulation comme la Semaine de sensibilisation à la motocyclette. Le programme de surveillance aérienne a apporté son soutien en ce qui concerne les cas d'infractions agressives commises par les motocyclistes, les excès de vitesse, les infractions liées aux véhicules utilitaires et les cas de conduite dangereuse.
En 2025, la Police provinciale a ajouté douze campagnes provinciales de sécurité routière à ses efforts quotidiens pour faire respecter la loi sur les routes:
Les Opérations provinciales de circulation ont également épaulé des opérations conjuguées qui ont été menées avec des partenaires tels que le ministère des Transports, l’Agence des services frontaliers du Canada, le service de police régional de Durham, le service de police de North Bay et la Sûreté du Québec. Ces partenariats ont notamment porté sur des contrôles routiers ciblés et des inspections concernant la sécurité des véhicules.
L'application de la loi relative à la circulation routière joue également un rôle essentiel dans la détection et la prévention de la criminalité. Le Programme de détection de l'activité criminelle et d'application des mesures contre la criminalité (PDACAMC) forme les agentes et agents pour la détection des signes subtils d’activités criminelles lors d'interceptions routières de routine, dont la détection de la traite de personnes, le trafic de drogues, la contrebande de devises, les infractions liées aux armes, les véhicules volés et la fraude. Les contrôles concernent aussi bien les véhicules particuliers que les véhicules utilitaires. En misant sur l'observation attentive, des partenariats solides et un engagement pour le maintien de l’ordre dans le respect de la loi, ce programme confie au personnel policier les outils nécessaires pour lutter contre la criminalité et maintenir la sécurité de tout le monde sur les routes de l’Ontario.
En 2025, l'Équipe du PDACAMC a formé plus de 350 agentes et agents et porté plus de 469 accusations, dont :
En outre, les saisies comprenaient :
Ces initiatives soulignent l'efficacité du programme pour ce qui est du ciblage du crime organisé et de la protection de nos collectivités.
Consulter les statistiques relatives à la circulation routière en 2025 Consulter les statistiques relatives à la circulation routière en 2025En 2025,
le nombre d’heures de patrouille a augmenté de plus de neuf pourcent par rapport à 2024.
Saviez-vous que
la Police provinciale effectue des patrouilles aériennes, en véhicule tout-terrain (VTT), à bicyclette, en voiture, à pied, en bateau, à motocyclette et en motoneige?
Le Sommaire des infractions criminelles de 2025 de la Police provinciale fournit des données sur la criminalité répertoriée à l’échelle de l’organisation, de chaque Région et de la Division de la sécurité de la circulation. Le Sommaire fournit le nombre total d’infractions, les données relatives à la résolution de cas et les statistiques sur les personnes accusées en fonction de l’infraction la plus grave commise au cours d’un incident. En outre, les tableaux récapitulatifs indiquent la différence en nombre d’incidents, la variation en pourcentage du nombre d’incidents et la variation en pourcentage du taux de résolution par rapport à 2024.
Le Sommaire des infractions criminelles de 2024, qui comprend les données comparatives de 2023, est disponible pour le download.
Le Sommaire des infractions criminelles de 2023, qui comprend les données répertoriées à l’échelle de l’organisation pour la période 2020-2023 est accessible sur notre site web..
18 %
des incidents d'homicide familial ont été résolus avec pour raison le suicide de la personne accusée ou du suspect susceptible d'être accusé.
15 %
des personnes accusées ou suspects susceptibles d'être accusés avaient fait l'objet d'avertissements relatifs à la violence familiale.
26 %
d'incidents antérieurs impliquant la personne accusée ou le suspect susceptible d'être accusé étaient des infractions violentes.
La Direction des enquêtes criminelles (DEC) a pour responsabilité d’enquêter sur les homicides, les décès suspects, les décès d’enfants de moins de cinq ans, les tentatives de meurtre, les cas de personnes disparues dans lesquels le doute existe quant à un acte suspect ou lorsque le doute ne peut être écarté, les procédures d’extradition, les enquêtes du coroner, les enquêtes judiciaires ainsi que toute autre enquête criminelle majeure relevant de la compétence de la Police provinciale ou les cas relevant de la compétence des services de police municipaux ou des Premières Nations ayant demandé à la Police provinciale de mener l'enquête. Les enquêteurs et enquêteuses de la DEC épaulent également la gestion des cas graves et fournissent une assistance spécialisée dans le cas d’autres enquêtes criminelles majeures. De plus, en vertu de la Loi sur les coroners, la DEC a pour mandat d’aider le Bureau du coroner en chef de l’Ontario à enquêter sur des décès ou lorsqu'il y a des enquêtes du coroner.
107
La Direction des enquêtes criminelles a ouvert 107 dossiers en 2025.
43
Parmi ces dossiers, 43 sont, à janvier 2026, encore ouverts et les enquêtes suivent leur cours.
En 2025, 58 enquêtes concernant des décès ont été confiées à la Direction des enquêtes criminelles.
Parmi ces 58 enquêtes, 35 ont été classées comme des homicides, 7 concernaient des enfants de moins de douze ans et 12 étaient des demandes émanant de services de police externes.
Homicide
Mort subite
Assistance aux autres
services de police
Le 9 octobre 1991, une déclaration de personne disparue avait été faite au détachement de Belleville concernant Angelin Josephine Quesnelle, âgée de 40 ans. Malgré toutes les recherches, elle n’avait pu être retrouvée. Le 15 novembre 1991, ses restes avaient été découverts par un chasseur et une autopsie avait conclu qu'il s'agissait d'un homicide.
À la suite d'une enquête menée par l'Unité de lutte contre le crime du détachement de Peterborough de la Police provinciale, enquête qui s'est déroulée sous la supervision de la Direction des enquêtes criminelles, la Police provinciale a procédé à l'arrestation d'un homme de 70 ans qui a été inculpé de meurtre au premier degré le 19 juin 2025.
La généalogie génétique d’enquête (GGE) est un outil d’enquête que la police utilise pour élucider les crimes graves ou les cas de restes humains non identifiés. La police compare l’ADN des restes humains non identifiés ou l'ADN des auteurs d’actes criminels avec les profils ADN que certaines personnes ont préalablement accepté de télécharger volontairement dans certaines bases de données publiques. Un(e) généalogiste combine des mesures de parenté généalogique avec la généalogie traditionnelle pour établir l’arbre généalogique de la personne inconnue et tenter par ce moyen de fournir une piste à l’équipe d’enquête de la police. À partir de là, la police fait appel à des techniques d’enquête traditionnelles pour confirmer l’identité de l’auteur d’un acte criminel ou pour identifier des restes humains non identifiés et pour confirmer l’ADN à l'aide d'un échantillon prélevé aux fins de comparaison directe.
En s'écartant du Hardwood Lookout Trail au parc Algonquin en avril 1980, un randonneur avait fait une découverte susceptible de donner des sueurs froides: des restes humains. Mandée sur les lieux, la police avait déclenché une vaste opération de recherche dans la région sous la direction de la Police provinciale avec l’aide du ministère des Ressources naturelles. Pendant une période s'étendant sur plusieurs jours, les équipes de recherche avaient trouvé une botte, un portefeuille en cuir, des vêtements, un sac de couchage ainsi que d’autres restes humains. Les restes humains avaient été examinés par des experts du Bureau du coroner en chef et du Service de médecine légale de l’Ontario qui avaient conclu que la victime était un jeune homme blanc qui, semblait-il, avait entre 18 et 21 ans. Les premières estimations situaient le décès à la période commençant le 1er juillet 1971 et se terminant au printemps de 1978. Cette période avait été par la suite ramenée aux alentours des deux années ayant précédé la découverte des restes. Il n'y avait, toutefois, aucun signe d'acte suspect et le nom de la personne n'avait pu être établi et aucun indice relevé.
En 1995, une mâchoire avait été découverte non loin de l'endroit où se trouvaient les autres restes et il avait été établi qu’elle appartenait à la même personne. En 2017, la Police provinciale avait rendu public une reconstruction faciale en argile et en trois dimensions de la jeune personne. Même cette démarche n'avait pu permettre d'établir son identité. Et en 2022, un échantillon d'ADN prélevé des restes non identifiés a été soumis en vue d'un examen de GGE. Cet examen a permis d'identifier des proches potentiels de la personne et il leur a été demandé de fournir des échantillons d'ADN aux fins de comparaison.
Le 14 février 2025, au terme d'une longue enquête, le jeune homme dont les restes avaient été découverts au parc Algonquin, a été identifié comme étant Eric (Ricky) Singer. Près de 52 ans après qu'il avait été vu pour la dernière fois, sa famille obtenait finalement des réponses aux questions qu'elle se posait.
Entre mars et août 1997, quatre agressions sexuelles avaient été commises au comté de Lambton, au comté de Kent et dans la ville de Sarnia. Quatre victimes de sexe féminin – dont trois étaient mineures au moment des faits – avaient fourni des informations à la police. Ainsi avait démarré une enquête policière appelée projet Aerial.
Des membres de la Police provinciale faisant partie de la Direction des enquêtes criminelles (DEC), des Unités de lutte contre la criminalité de rue dans la collectivité des détachements de Lambton et d’Essex, de l’Équipe d’intervention en cas d’urgence et de l'Unité d'identification médicolégale sont parvenus, avec la collaboration du Centre des sciences judiciaires, du service de police de Sarnia, de la GRC, du service de police de Vancouver et du service de police de Calgary, à établir que ces agressions sexuelles étaient liées à un individu de la Colombie-Britannique âgé de 52 ans. Grâce à l'apport massif de la technologie de l’ADN et la persévérance de nos membres et nos partenaires, trois décennies de silence ont finalement cédé la place à des réponses.
« Le projet Aerial prouve que le temps n’affaiblit pas notre détermination. Nous demeurons résolus à apporter des réponses, à soutenir les victimes, survivantes et survivants et à maintenir notre fidélité envers la sécurité publique »
- sous-commissaire de la Police provinciale, Marty Kearns
En août 2025, la Direction des enquêtes criminelles de la Police provinciale, l’Unité de lutte contre le crime de notre détachement d'Algoma-Est et nos unités spécialisées ainsi que des partenaires gouvernementaux et des services policiers ont effectué l’arrestation et l’extradition d’un individu de l'Allemagne qui était recherché. Âgé de 33 ans et résidant à Ottawa, l'individu faisait face à des accusations dans le cadre d’une enquête relative à un incendie mortel survenu dans une habitation à Huron Shores. Parmi les organismes partenaires figuraient le Service de police de la Ville de Gatineau, le Service de police de la Ville de Québec, le Service de police d’Ottawa, le service de police de Belleville, le ministère du Procureur général, le ministère de la Justice, l’Agence des services frontaliers du Canada, la Gendarmerie royale du Canada, Interpol et Europol Allemagne, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, l’ambassade du Canada en Allemagne, ainsi que les services de police – fédéral et des régions - d'Allemagne (Bundespolizei).
Opérant à partir de bureaux non-identifiés et de laboratoires de criminalistique numérique, les membres de l'Unité de l'exploitation sexuelle des enfants (UESE) mènent des enquêtes qui comptent parmi les plus complexes et émotionnellement exigeantes et qui sont d'importance critique dans le domaine de l'application de la loi. Leur objectif est simple: identifier les prédateurs qui ciblent les enfants. Arrêter ces individus. Et protéger ces enfants qui ne peuvent pas se protéger.
En 2025, les membres de la Stratégie provinciale de protection des enfants contre l’exploitation et les agressions sexuelles sur Internet (Stratégie provinciale de lutte contre l’exploitation des enfants sur Internet [EEI]) - que dirige la Police provinciale - ont participé à des enquêtes, tant réactives que proactives, sur la maltraitance sexuelle des enfants. Parmi ces enquêtes figuraient le projet Steel et le projet Support.
Le projet Steel, qu'ont dirigé la Police provinciale, la Sûreté du Québec et le Centre national contre l'exploitation d'enfants, une instance de la GRC, a réuni 63 partenaires de l'application de la loi de l'ensemble du Canada. Cette opération menée à l'échelle nationale a abouti à plus de 100 arrestations et 300 chefs d'accusation tout en mettant 37 enfants à l'abri du mal.
Le projet Support a été une enquête sur le leurre qui s'est étalée sur 12 jours à compter du 31 mars 2025. Des agentes et agents de police se sont fait passer pour des enfants en ligne dans le but d'identifier, de localiser et de procéder à l'arrestation des individus cherchant à exploiter sexuellement des enfants. Le projet a eu pour résultat l'arrestation de 33 individus et 135 accusations ont été portées contre ces individus.
En septembre, les experts en la matière de la Police provinciale ont participé à l'atelier de formation pluridisciplinaire consacré à la stratégie provinciale qu'avait organisé l'Ontario Child Sexual Exploitation Investigators Association (association ontarienne des enquêteurs et enquêteuses de l'exploitation sexuelle d'enfants) à Collingwood en Ontario. Cette collaboration de niveau international réunissant des services d'application de la loi, des experts juridiques, les services aux victimes et des universitaires du monde entier a permis de faire ressortir notre engagement commun à perturber les délinquants et à assurer la protection des enfants partout dans le monde.
Quiconque détient des informations concernant des cas d'exploitation d'enfants doit communiquer avec le service de police de sa localité. Il faut signaler tout cas de maltraitance d'enfants en ligne à la police ou sur cyberaide.ca. Si vous voyez quelqu'un faire du mal à un enfant, appelez 9-1-1.
La Stratégie provinciale de lutte contre l'EEI comprend l'Unité de l'exploitation sexuelle des enfants (UESE) de la Police provinciale de l'Ontario, les services de police de 25 municipalités, le ministère du Procureur général (MPG) et le ministère du Solliciteur général (SOLGEN). Elle constitue un effort unique, coordonné au niveau provincial, dans le cadre duquel sont examinés les besoins et les enjeux régionaux, ainsi que les défis associés à la dispersion géographique des victimes dans l’ensemble de l’Ontario.
La Stratégie provinciale de lutte contre l’EEI repose sur la participation des 26 services de police suivants :
| UESE | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Enfants victimes identifiés et secourus | 52 | 21 | 92 |
| Nouvelles enquêtes | 335 | 235 | 362 |
| Personnes arrêtées et inculpées | 105 | 69 | 88 |
| Accusations portées | 376 | 228 | 317 |
| Stratégie provinciale | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Enfants victimes identifiés et secourus | 359 | 537 | 533 |
| Nouvelles enquêtes | 8 303 | 8 677 | 9 134 |
| Personnes arrêtées et inculpées | 500 | 489 | 495 |
| Accusations portées | 2 043 | 1 905 | 2 064 |
| Accusations de récidive portées | 53 | 73 | 73 |
| Accusations de diffusion non consensuelle d’images intimes | 23 | 18 | 192 |
| Victimes aiguillées vers des services de consultation psychologique | 180 | 86 | 250 |
| Images intimes | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Incidents de diffusion non consensuelle d’images intimes – Victimes âgées de moins de 18 ans | 85 | 88 | 58 |
| Incidents de distribution non consensuelle d’images intimes – Victimes âgées de plus de 18 ans | 11 | 12 | 43 |
| Incidents de distribution non consensuelle d’images intimes – Délinquants âgés de moins de 18 ans | 27 | 37 | 58 |
| Incidents de distribution non consensuelle d’images intimes – Délinquants âgés de plus de 18 ans | 7 | 17 | 43 |
| 2023 | 2024 | 2025 | |
|---|---|---|---|
| Infractions de traite des personnes signalées | 155 | 77 | 49 |
| Nombre de victimes ayant obtenu du soutien | 44 | 86 | 45 |
REMARQUE: Les chiffres relatifs à 2025 sont ceux disponibles à février 2026. Les chiffres de 2023 et 2024 sont tels que rapportés au cours des années précédentes.
La Police provinciale participe également à la Stratégie provinciale des opérations policières conjuguées axées sur les renseignements pour la lutte contre la traite des personnes, dans le cadre de laquelle sont lancées des enquêtes multi juridictionnelles sur la traite de personnes. Sur une période de 18 mois, la Stratégie provinciale des opérations policières conjuguées axées sur les renseignements pour la lutte contre la traite des personnes a permis d'arrêter 80 individus et de porter 165 accusations concernant des tentatives de se procurer de services sexuels auprès de jeunes ou d'autres personnes apparemment exploitées. La carte indique les lieux de résidence des délinquants.
L'Unité de l'exploitation sexuelle des enfants (UESE) de la Police provinciale et la Stratégie provinciale des opérations policières conjuguées axées sur les renseignements pour la lutte contre la traite des personnes font partie de la Stratégie ontarienne de lutte contre la traite des personnes pour la période 2025-2030.
Pour en savoir plus sur la Stratégie ontarienne de lutte contre la traite des personnes, consulter Stratégie ontarienne de lutte contre la traite des personnes, 2025–2030 | ontario.ca.
REMARQUES :
Les données sont celles disponibles à février 2026
Les nombres de personnes sont basés sur le nombre de personnes disparues qui ont été ajoutées au registre du Centre d’information de la police canadienne (CIPC) pour l’année.
Les nombres de cas sont basés sur les informations contenues dans le Système de gestion de données de la Police provinciale pour les deux types de cas concernés. Ces cas peuvent inclure des doublons en raison de disparités juridictionnelles, comme une personne disparue dans une région relevant d’un détachement de la Police provinciale, mais retrouvée sur un autre territoire. De plus, le nombre d'incidents peut inclure les cas où la personne disparue a été retrouvée rapidement et avant d’être consignée au CIPC.
En 2025, le centre provincial du SALVAC a partagé plus de 600 pistes d'enquête et rapports avec des services de police de l'ensemble du Canada, épaulant des enquêtes majeures et renforçant la collaboration entre services de police. En 2026, l'équipe espère qu'elle disposera d'un effectif complet issu de différents services – sept agentes et agents représentant six services de police de l'Ontario – une étape pleine de signification qui témoigne de la solidité des partenariats et d'un engagement partagé envers la sécurité publique.
| Cas soumis au SALVAC | 12 838 |
| Rapports diffusés aux services de police par le SALVAC (cas d'intérêt, liens potentiels, correspondance multi juridictionnelle de noms) |
629 |
En 2025, l’unité provinciale des analyses génétiques a organisé plus de 40 séances de formation qui ont touché plus de 600 membres à travers la province et ont permis de renforcer les bonnes pratiques pour ce qui est du prélèvement et de l’analyse de l’ADN. L’unité a également mené de nombreux projets et initiatives qui témoignent de son engagement en faveur de la collaboration avec les parties prenantes externes, la modernisation des processus et l’amélioration continue — autant d’éléments qui contribuent à améliorer la résolution des enquêtes et à renforcer la sécurité publique.
657
Correspondance avec des délinquants condamnés
1 354
Correspondance avec le fichier de criminalistique
1 105
Rapports biologiques concernant des crimes graves
1 519
Rapports des services d'enquête à haut volume
| Appels de service à l'Équipe d'évaluation des menaces et d'analyse du comportement (EEMAC) | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Violence entre partenaires intimes | 22 | 57 | 48 |
| Menaces/menaces à l'encontre de la police | 30 | 32 | 35 |
| Harcèlement criminel/traque furtive | 8 | 7 | 9 |
| Troubles de santé mentale | 3 | 8 | 16 |
| Violence sexuelle | 16 | 19 | 18 |
| Violence chez les jeunes | 8 | 11 | 7 |
| Violence générale | 16 | 14 | 6 |
| Nombre total d'appels de service à l'EEMAC | 103 | 148 | 139 |
À la suite du départ à la retraite du psychiatre légiste de la Police provinciale au bout d'une longue et brillante carrière, l’Unité de psychiatrie médicolégale a opéré une transition pour se doter de deux psychiatres légistes, lesquels ont intégré l'équipe sans difficulté. Leur vaste expérience et la diversité de leurs parcours professionnels apportent une richesse de connaissances opérationnelles qui renforce les capacités de l’Unité de psychiatrie médicolégale. Nous tenons aussi à saluer le soutien inestimable du psychologue judiciaire de la GRC, dont l’expertise a joué un rôle déterminant pour rendre possible cette transition et qui continue de collaborer avec l’équipe.
| Unité de psychiatrie médicolégale | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Types d'appels prioritaires | |||
| Évaluation d’agents/de rapport d’incident | 24 | 32 | 9 |
| Consultations liées à une enquête | 80 | 119 | 2 |
| Négociation en situation de crise | 44 | 30 | 22 |
| Consultations liées à l’évaluation des menaces | 83 | 110 | 86 |
| Total des appels de service à l’Unité de psychiatrie médicolégale | 231 | 291 | 119 |
En 2025, l’Équipe des entrevues judiciaires (EEJ) a poursuivi le renforcement de ses compétences spécialisées en techniques avancées d’entrevue et d’interrogatoire en inscrivant, notamment, certains de ses membres pour suivre le cours d'expertise en polygraphie du Collège canadien de police.
L’équipe a également mis à l’essai le modèle ORBIT, un modèle innovant de formation aux techniques d’entrevue qu'un organisme basé au Royaume-Uni a conçu. L'ensemble de l'organisation adopte, désormais, cette approche à la formation avancée en techniques d’entrevue grâce au programme « formation des formateurs » d’ORBIT auquel participent activement plusieurs membres de l'EEJ. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de la stratégie globale de renforcement des capacités de l'EEJ pour ce qui est des entrevues, une stratégie qui comprend :
| Équipe des entrevues judiciaires (EEJ) | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Entrevues menées par la Police provinciale | 932 | 792 | 613 |
| Entrevues menées par les services de police des municipalités | 65 | 42 | 8 |
| Unité de surveillance des délinquants à risque | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Détails des activités de surveillance : | 152 | 156 | 172 |
| Libération d'office | 28 | 30 | 49 |
| Expiration de mandats | 1 | 2 | 2 |
| Probation | 11 | 3 | 4 |
| Libération conditionnelle de jour/libération conditionnelle | 18 | 20 | 13 |
| Délinquants faisant l'objet d'une ordonnance de surveillance de longue durée | 18 | 17 | 29 |
| Libération d'office (résidence) | 53 | 52 | 45 |
| Répartition des délinquants : | |||
| Délinquants sexuels | 40 | 31 | 43 |
| Délinquants mineurs | 28 | 22 | 28 |
| Délinquants ayant commis un acte de violence entre partenaires intimes | 17 | 13 | 18 |
En 2025, le Registre des délinquants sexuels de l’Ontario (RDSO) a pris le nouveau nom de Registre ontarien des délinquants sexuels et des trafiquants (RODST) et il est désormais géré dans le cadre du Programme du Registre des délinquants sexuels. Afin d’accompagner cette transition, l’équipe chargée de la mise en œuvre des lois a été établie pour rendre opérationnelles les modifications apportées à la Loi Christopher découlant du Projet de loi 223.
Parmi les réalisations en 2025 figurent :
Bien qu'elle soit une petite équipe, son personnel a fait preuve d’une agilité exceptionnelle, s’adaptant rapidement pour répondre à des modifications législatives de dernière minute, aux demandes urgentes de la part des ministères et aux priorités qui évoluent constamment. Ses efforts ont permis d'assurer l’exactitude des données, de préserver l’intégrité de la base de données et de respecter des délais serrés même lorsque la pression était intense.
L'unité de la recherche continue de faire progresser les connaissances essentielles dans le domaine de la délinquance sexuelle — en particulier l'exploitation sexuelle d'enfants — et celui de la violence entre partenaires intimes.
En 2025, l’unité a accompli plusieurs réalisations notables :
L’unité a également lancé deux nouveaux projets d'importance :
De plus, l’équipe a fourni des analyses d’experts et rédigé de nombreux rapports pour des partenaires gouvernementaux clés — notamment des partenaires des ministères du gouvernement de l’Ontario, de Justice Canada et de l’Association des chefs de police de l’Ontario — sur des sujets tels que la délinquance sexuelle, la violence entre partenaires intimes et le contrôle coercitif.
Un crime haineux est un acte criminel commis contre une personne ou un bien, motivé en tout ou en partie par la haine ou les préjugés à l’égard d’un groupe identifiable. Un incident haineux désigne les actions ou comportements non criminels motivés par la haine ou les préjugés.
L'agent de liaison en matière de crime haineux et d'extrémisme (ALCHE) est une initiative qui a été conçue de manière qu'elle soit adaptée aux objectifs opérationnels, communautaires et juridiques et accroisse l'expertise en la matière au niveau du détachement. Les ALCHE suivent un programme de formation spécialisé sur l'identification et l'enquête en ce qu'il s'agit des crimes haineux ainsi que le soutien à apporter aux victimes, lequel doit tenir compte de la culture. En 2025, 79 ALCHE étaient affectés à 69 détachements dans toute la province.
Les types de crimes haineux les plus souvent signalés en 2025 avaient trait à la race ou aux ethnies (36% des incidents) et à l'orientation sexuelle (35% des incidents).
Les données sur les crimes haineux font constamment l'objet d'un audit de la qualité pour veiller à ce que les incidents soient correctement classés comme crimes haineux. En 2023 et 2024, il y a eu un audit ciblé portant sur les motifs derrière les crimes haineux. L'audit a permis de corriger des incidents qui avaient été précédemment mal classés. Cette correction a eu pour effet d'augmenter le nombre de crimes de haine signalés pour cette période.
Le processus d'audit est toujours en cours et implique la vérification active et la correction des incidents. De ce fait, les données sont dynamiques et susceptibles d'évoluer en fonction de l'identification et la résolution d'autres anomalies. Il est attendu que durant cette période, il y aura des variations au niveau des tendances relevées, ce qui sera davantage le reflet d'une amélioration de la précision des données plutôt que des fluctuations réelles du nombre d'incidents. Une analyse fiable des tendances ainsi que les comparaisons en glissement annuel seront plus pertinentes une fois que le processus d'audit sera achevé et que les données seront stables.
| Type de crime haineux (% du nombre total d'incidents de crime haineux) |
2025 |
|---|---|
| Race ou ethnie | 36,4 % |
| Orientation sexuelle | 35,1 % |
| Religion | 18,2 % |
| Sexe | 5,2 % |
| Immigrants ou nouveaux arrivants au Canada | 2,6 % |
| Combinaison (plus de 2 motifs) | 1,3 % |
| Langue | 1,3 % |
| Autre facteur semblable* | 1,6 % |
Remarques:
Données consultées dans le SGD Niche le 16 mars 2026.
L'audit et les examens de conformité étant toujours en cours, les données sont susceptibles de changer.
La somme de tous les types de crimes haineux peut être supérieur à 100% dans la mesure où certains incidents peuvent impliquer plus d'un type de crime haineux.
* "Autre facteur semblable" est une catégorie à laquelle se réfère Statistique Canada et elle comprend d'autres motifs comme la profession ou les convictions politiques.
Juifs
Noirs
2ELGBTQ+
Les Services des enquêtes sur la criminalité financière regroupent la Direction de la lutte contre l'escroquerie (DLE) et le Bureau de la lutte contre la fraude grave (BLFG) avec pour but de fournir à la Police provinciale une approche coordonnée à l’échelle de la province en ce qui concerne la criminalité financière grave et complexe. Les Services des enquêtes sur la criminalité financière possèdent le leadership, l’expertise et les capacités d’enquête nécessaires pour protéger l’intégrité des systèmes financiers et les institutions publiques et privées ainsi que les collectivités de l’Ontario.
Les Services des enquêtes sur la criminalité financière mènent des enquêtes sur la criminalité financière sous toutes ses formes, notamment la fraude, les infractions liées aux produits du crime, la corruption, les pots-de-vin, les infractions liées à l’usurpation d’identité et à la substitution de personne, la falsification et les infractions documentaires, ainsi que d’autres affaires complexes de criminalité financière, y compris celles qui sont liées au crime organisé et au blanchiment d’argent.
La fraude grave continue d’avoir des répercussions considérables sur l’économie et la population de l’Ontario, les pertes annuelles étant estimées en milliards de dollars. Le BLFG est une équipe pluridisciplinaire comprenant des experts en la matière qui font partie aussi bien du personnel policier que du personnel civil. Cette équipe enquête sur la fraude grave et les crimes financiers complexes.
En 2025, le BLFG a lancé son site web dont le but est de servir comme plateforme complète concernant la sensibilisation à la prévention de la fraude et les toutes dernières informations sur l’organisation, positionnant ainsi le BLFG comme un service plus accessible et mieux adapté aux exigences de l'Ontario. Le site web comprend le Portail du Bureau de la lutte contre la fraude grave pour les victimes, une plateforme créée pour renforcer la communication avec les personnes touchées par des cas de fraude faisant l’objet d’une enquête du BLFG. Dès qu’une enquête du BLFG permet d'identifier une victime, un membre du personnel de liaison avec les victimes prend contact avec la victime et l’invite à accéder au Portail des victimes. Ce portail rend plus pratique l’accompagnement des victimes en permettant une communication sécurisée et directe entre celles-ci et le personnel de liaison du BLFG tout en fournissant un accès rapide aux mises à jour sur les dossiers et aux ressources. Depuis son lancement, la plateforme a aidé des centaines de victimes dans le cadre d'affaires complexes de criminalité financière et a établi une nouvelle norme en matière de services aux victimes en offrant plus d'accessibilité et de transparence et en étant plus adaptée aux besoins des victimes.
La fraude peut toucher n’importe qui. Si vous pensez que vous êtes une victime de la fraude, il est important d'alerter le service de police de votre localité.
Le 7 octobre 2025, la Cour supérieure de justice de l’Ontario a rendu un verdict de culpabilité dans le cas d'un gestionnaire d'hôpital et celui du président d’une entreprise de construction qui répondaient à deux chefs d’accusation de fraude d’un montant supérieur à 5 000 dollars, marquant ainsi une étape importante dans la lutte contre la corruption institutionnelle en Ontario. Ces condamnations sont intervenues dans le sillage du projet Paddock, une enquête complexe portant sur une fraude liée à un projet de rénovation d'un hôpital. Le projet de rénovation, évalué au départ à environ 200 millions de dollars, a, en fin de compte, entraîné plus de 500 millions de dollars de coûts supplémentaires pour les contribuables, l’impact financier total devant s'établir à plus d’un milliard de dollars selon les estimations.
Le BLFG avait démarré l’enquête en avril 2020 durant la pandémie de COVID-19, levant le voile sur des communications secrètes ainsi que des conflits d’intérêts non divulgués qui avaient compromis le processus de réalisation des ouvrages dans le cas du projet de rénovation de l’hôpital. Cette affaire a donné lieu à l’une des plus importantes opérations de communication d'informations de l’histoire du BLFG — l’équivalent de plus de 1 300 boîtes d'entreposage si tous les documents étaient imprimés. En conséquence, le BLFG est devenu le premier organisme d'un service policier au Canada à mettre en œuvre une plateforme d’investigation informatique pour les enquêtes criminelles, les poursuites et la divulgation. Cette innovation a permis de rationaliser la divulgation, de veiller au respect des délais fixés par l’arrêt R. c. Jordan et de favoriser des poursuites efficaces et couronnées de succès.
En 2025, le projet Island a abouti à des accusations liées à la fraude et aux armes à feu à l'encontre d'un archéologue qui avait fourni de fausses informations au ministère des Affaires civiques et du Multiculturalisme. Les agissements de l'archéologue avaient affecté des sites qui se trouvent sur le territoire visé par le traité Robinson-Williams et auraient pu avoir des implications pour des sites du patrimoine culturel autochtone.
L’Équipe des enquêtes sur la cyberfraude de la DLE a participé à plusieurs initiatives majeures de lutte contre la cyberfraude, notamment le projet Atlas et l’Opération Érable, aux côtés des partenaires nationaux et internationaux de l'application de la loi. Cette collaboration a permis aux équipes d'enquête d'aider à identifier la cryptomonnaie volée qui était liée à des victimes au Canada, à en retracer le parcours puis à la geler.
Inculpé
13 personnes
avec pour résultat 47 chefs d’accusation au total
Apporté son soutien à
407 victimes
et a eu 1 110 interactions dont l'objectif était de soutenir les victimes
Épaulé l'enquête sur des
dossiers, laquelle a abouti à
238 chefs d’accusation supplémentaires
dans toute la province
Bouclé des enquêtes qui ont permis aux victimes de recevoir environ 2 millions de dollars à titre de restitution ordonnée par les tribunaux
La cybercriminalité continue à faire des victimes parmi la population de l'Ontario. Le type de cybercrime le plus courant est la fraude en ligne. En 2025, la Police provinciale a constaté un accroissement persistant de la cyberintimidation, du cyberharcèlement et de la traque cybernétique.
| Cybercriminalité par types d'incidents | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Intimidations, harcèlements et traques cybernétiques | 798 | 1 082 | 1 087 |
| Alertes malveillantes et appels d’urgence frauduleux | 21 | 25 | 17 |
| Usurpations d’identité et de carte SIM | 173 | 243 | 99 |
| Fraudes en ligne | 3 260 | 3 456 | 2 623 |
| Hameçonnages et extorsions par courriel | 380 | 322 | 272 |
| Violations et vols de données | 35 | 31 | 38 |
| Attaques par déni de service et défigurations de site Web | 2 | 1 | 0 |
| Méfait aux données rançongiciels et maliciels | 47 | 31 | 32 |
| Utilisations non autorisées d’un ordinateur | 28 | 19 | 15 |
| Autres crimes cybernétiques violents | 165 | 167 | 222 |
| Autres crimes cybernétiques contre les biens | 818 | 836 | 676 |
| Autres crimes cybernétiques au titre du Code criminel | 8 | 8 | 2 |
| Autres crimes cybernétiques | 40 | 35 | 37 |
| Total | 5 775 | 6 256 | 5 120 |
La Police provinciale joue un rôle essentiel de soutien aux côtés d'organismes partenaires estimés dans le but de préserver l’intégrité des frontières de l’Ontario par le biais d'actions intégrées de contrôle et de partage de renseignements.
En 2025, la planification opérationnelle et les ressources consacrées au contrôle et à la sécurité des frontières ont été renforcées afin de soutenir l'opération Dissuasion, un plan provincial visant à renforcer la sécurité le long de la frontière entre l’Ontario et les États-Unis. En collaboration avec d'autres organismes partenaires, la Police provinciale a intensifié les efforts pour dissuader, détecter et contrecarrer les activités illégales à la frontière entre l’Ontario et les États-Unis par le biais d'un accroissement des patrouilles terrestres, aériennes et maritimes proactives et en misant sur la collaboration en matière de contrôle, d'enquête et de partage de renseignements se rapportant aux activités criminelles transfrontalières.
En maintenant une approche intégrée pour ce qui est de la sécurité aux frontières, les services d'application de la loi et les organismes de sécurité renforceront non seulement leurs partenariats, mais amélioreront également leur capacité collective à identifier, surveiller et répondre aux menaces qui pèsent sur la sécurité publique.
En 2025, la Police provinciale a poursuivi le renforcement de ses partenariats avec l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le ministère des Transports de l’Ontario, de nombreux services de police autochtones et des services chargés de l’application de la loi aux États-Unis en collaborant à des initiatives opérationnelles stratégiques tant sur terre que sur l’eau.
Grâce au dévouement du personnel de soutien opérationnel, des unités spécialisées et des agentes et agents de première ligne, la Police provinciale a consacré plus de 84 800 heures à la protection de nos frontières, ce qui s’est traduit par plus de 16 000 interventions et plus de 600 accusations portées. En outre, près de 150 interventions ont été menées en collaboration avec l’ASFC, notamment pour faciliter le renvoi de personnes se trouvant illégalement au Canada et pour apporter une assistance concernant les mandats, les formulaires et les avis de convocation.
En 2026, la Police provinciale continuera d'accorder la priorité à la lutte contre le trafic de drogue, les armes à feu et la traite de personnes en travaillant en étroite collaboration avec ses partenaires municipaux, provinciaux et fédéraux pour veiller à ce que les collectivités soient plus sûres.
Des membres du Bureau de la lutte contre le crime organisé (BLCO) de la Police provinciale ont pour responsabilité d'épauler, dans le cadre d'un déploiement aux postes-frontières internationaux de l’Ontario, le Border Enforcement Security Task Force (groupe de travail sur la sécurité et l’application de la loi aux frontières, BEST). Le Homeland Security Investigations (service des enquêtes de sécurité intérieure) du département américain de la sécurité intérieure dirige le BEST. Cette équipe transfrontalière et interinstitutionnelle d'application de la loi comprend des représentants de l’ASFC, de la Police provinciale ainsi que divers partenaires nationaux et internationaux.
Le maintien de la sécurité aux frontières est une responsabilité qui incombe en premier lieu au gouvernement du Canada. Cependant, la Police provinciale joue un rôle essentiel dans le cadre du programme BEST en contribuant à préserver l’intégrité des frontières de l’Ontario grâce à des opérations de contrôle intégrées et au partage de renseignements. Le programme BEST identifie les individus et les groupes qui se livrent à des activités criminelles organisées ayant la frontière internationale comme lien, enquête sur ces individus et groupes et soutient les poursuites judiciaires intentées contre eux. Le mandat du programme BEST couvre un large éventail d’activités criminelles liées aux frontières terrestres et maritimes, notamment, mais sans s’y limiter, le trafic de stupéfiants, le trafic d’armes, la traite de personnes, la contrebande de marchandises, le blanchiment d’argent, la contrebande d’importantes sommes d’argent en espèces, l’exploitation d'enfants, la contrebande maritime, les tunnels illégaux et la fraude commerciale.
La Police provinciale dirige le Groupe des opérations pour la répression du trafic transfrontalier de drogues (GORTTD) qui est composé de membres de la Police provinciale ainsi que d’organismes provinciaux, interprovinciaux, nationaux et internationaux chargés de l’application de la loi, notamment la GRC, l’ASFC, la Drug Enforcement Agency des États-Unis et les services de police des municipalités. Le GORTTD se consacre aux enquêtes fondées sur le renseignement qui sont menées du côté ontarien de la frontière et travaille en collaboration étroite avec le programme BEST dans le but commun de dissuader les activités criminelles et d’endiguer le trafic d’armes à feu illégales, de stupéfiants et de tabac de contrebande ainsi que la traite de personnes.
En septembre 2025, le GORTTD a dirigé le projet Davos qui a abouti à la saisie de 72 armes de poing illégales et 66 armes à feu prohibées. L'équipe d'enquête avait identifié un semi-remorque lié à une enquête en cours qui se dirigeant vers le nord. Le véhicule a été intercepté près de Temiskaming Shores et un mandat de perquisition exécuté par des membres de la Police provinciale appartenant à divers secteurs de programme :
Deux individus de Brampton ont été arrêtés et font l'objet de plusieurs accusations, notamment celles de trafic d’armes et de possession de cocaïne en vue d'en faire le trafic.
En août 2025, le GORTTD a, sous la direction de la Police provinciale et en partenariat avec la Sûreté du Québec, démarré une enquête sur un trafic présumé de cocaïne en grandes quantités. L’enquête, menée avec le concours de l'Équipe provinciale de lutte contre les bandes criminalisées et les armes à feu de la Police provinciale, a débouché sur des arrestations et des saisies coordonnées au Québec et à Toronto en décembre 2025, notamment des interceptions routières et l’exécution d’un mandat de perquisition dans une résidence de Toronto soupçonnée d’être utilisée pour le traitement de la cocaïne. La police a saisi environ 79 kilos de cocaïne présumée, ainsi que d’importantes quantités d’autres substances contrôlées, du matériel de traitement de la drogue, une arme à feu chargée et de l'argent en espèces. La valeur totale des drogues saisies est estimée à environ 8,4 millions de dollars. Six personnes ont été arrêtées et font face à des accusations, l’une de ces personnes étant également accusée d'avoir commis d'autres infractions liées aux armes à feu.
Endiguer le flux illégal d'armes à feu, de munitions et d'explosifs
| 2023 | 2024 | 2025 | |
|---|---|---|---|
| Nombre total d’accusations portées | 148 | 496 | 40 |
| Nombre total d’arrestations | 30 | 52 | 5 |
| Nombre total de mandats exécutés | 19 | 36 | 13 |
| Saisies d’armes à feu | 358 | 196 | 566 |
| Saisies d’autres armes ou dispositifs prohibés | 81 | 60 | 20 |
| Retraçage de l’origine des armes à feu | 3 105 | 2 978 | 3 291 |
| Autorisations judiciaires | 144 | 77 | 28 |
| Assistance à d’autres unités ou organismes | 1 904 | 62 | 53 |
| Fentanyl saisi | 6,34 kg | ||
| Cocaïne saisie | 3,66 kg |
Lutter contre la violence liée aux armes à feu et aux bandes criminalisées dans les collectivités de l’Ontario
| 2023 | 2024 | 2025 | |
|---|---|---|---|
| Enquêtes | 61 | 39 | 21 |
| Arrestations | 89 | 81 | 111 |
| Accusations | 760 | 460 | 648 |
| Autorisations judiciaires | 1 026 | 309 | |
| Exécution de mandats | 191 | 193 | 150 |
| Saisies d’armes à feu | 216 | 41 | 16 |
| Saisies d’autres armes ou dispositifs prohibés | 372 | 84 | 12 |
| Saisies de munitions (cartouches) | 75 900 | 4 051 | 535 |
| Assistance à d’autres unités ou organismes | 64 | 46 | 14 |
| Cocaïne saisie (kg) | 369,93 | 183,53 | |
| Méthamphétamine saisie (kg) | 177,88 | 13,22 | |
| Fentanyl saisi (kg) | 8,32 | 77,71 |
Enquêter sur les activités illégales des bandes de motards criminalisés en vue de l’application de la loi pénale, ainsi que de la confiscation et de la saisie des biens.
| 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Arrestations | 26 | 11 | 43 | 37 | 34 |
| Assistance aux arrestations | 31 | 13 | 14 | 27 | 28 |
| Accusations portées | 332 | 28 | 202 | 271 | 125 |
| Accusations assistées | 146 | 117 | 100 | 163 | 95 |
| Mandats exécutés | 59 | 36 | 135 | 40 | 73 |
| Assistance à l'exécution de mandats | 23 | 23 | 54 | 36 | 27 |
| Expertise sollicitée | 5 | 19 | 39 | 23 | 57 |
Mettre en application les sanctions économiques liées à la criminalité et aider les services de police de l’Ontario à saisir, retenir et confisquer les biens liés aux infractions et les produits du crime.
Enquêtes:
| 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|
| 843 | 261 | 522 | 502 | 581 |
Retenues et saisies
| 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|
| 65 233 528,97 $ | 42 173 570,78 $ | 20 805 811,20 $ | 25 737 605,25 $ | 23 450 000,00 $ |
Confiscations
| 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|
| 6 218 350,95 $ | 2 199 075,76 $ | 12 943 129,36 $ | 3 300 477,55 $ | 7 207 061,00 $ |
La diminution en 2022 par rapport à 2021 peut être attribuée à une ou plusieurs enquêtes en cours à forte intensité de ressources et à la nécessité de réaliser des gains d’efficacité avec le Service des poursuites pénales du Canada.
En 2025, la Police provinciale a soumis
998 armes à feu
liées à un crime
au Programme DCAF dans le but
de retracer leur origine
Dans
85 % des
cas d'armes à feu
soumises, les armes à feu
provenaient des États-Unis.
Qu'est-ce qu'une arme à feu liée à un crime?
On entend par « arme à feu liée à un crime » toute arme à feu qui a été utilisée lors d'une infraction pénale, ou qui a été obtenue, qui est détenue ou destinée à être utilisée dans le cadre d'une activité criminelle. Cela inclut une arme à feu dont le numéro de série a été enlevé ou effacé, ainsi que toute arme ayant été modifiée pour fonctionner comme une arme à feu.
Appréhender les individus qui représentent une sérieuse menace aux collectivités de l’Ontario.
Arrestations
2021
1 200
2022
1 147
2023
1 213
2024
1 583
2025
2 138
Mener des enquêtes proactives et fondées sur les renseignements contre le crime organisé, traduire en justice les individus responsables de crimes graves liés aux véhicules et à l'inconduite dans le secteur du remorquage.
| 2024 | 2025 | |
|---|---|---|
| Arrestations | 171 | 31 |
| Assistance aux arrestations | 20 | 0 |
| Accusations portées | 947 | 308 |
| Accusations assistées | 24 | 0 |
| Véhicules retrouvées | 1 448 | 941 |
| Valeur des véhicules retrouvés | 121 850 000 $ | 77 162 000 $ |
| Mandats exécutés | 71 | 52 |
| Assistance à l'exécution de mandats | 18 | 12 |
| Expertise sollicitée | 50 | 3 |
Lutter contre le marché des produits du cannabis illégal et dangereux
| 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Accusations portées | 166 (157 au niveau fédéral et 9 au titre du Code criminel) | 60 (32 au niveau fédéral et 28 au titre du Code criminel) | 111 (73 au niveau fédéral et 38 au titre du Code criminel) | 124 (63 au niveau fédéral et 54 au titre du Code criminel) | 124 (113 au niveau fédéral et 10 au titre du Code criminel) |
| Arrestations | 101 | 20 | 45 | 41 | 58 |
| Mandats exécutés | 36 | 17 | 12 | 27 | 66 |
| Magasins de cannabis illégal sanctionnés | 0 | 1 | 4 | 22 | 6 |
| Sites de production illégale de cannabis sanctionnés | 30 | 5 | 7 | 3 | 14 |
| Logements résidentiels sanctionnés | 5 | 8 | 1 | 2 | 4 |
| Valeur totale des produits de cannabis illégal saisis | 160 585 979,18 $ | 74 773 843,00 $ | 128 316 556,00 $ | 24 608 764,20 $ | 103 962 763 $ |
| Pertes totales en droits de douane | 48 566 040,00 $ | 31 941 905,19 $ | 50 442 350,48 $ | 17 952 720,85 $ | 77 070 337,25 $ |
| Valeur totale des devises saisies | 985 773,00 $ | 1 518 988,00 $ | 439 111,00 $ | 115 196,65 $ | 28 019,40 $ |
Remarques: Les mandats témoignent de l'aide de l'EPOPCC aux équipes des ULCRC. Il ne s'agit pas d'une liste exhaustive pour la Police provinciale.
| 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Accusations portées | 143 (136 au niveau fédéral et 1 au titre du Code criminel) | 23 (20 au niveau fédéral et 3 au titre du Code criminel) | 52 (50 au niveau fédéral et 2 au titre du Code criminel) | 12 (12 au niveau fédéral et 0 au titre du Code criminel) | 84 (84 au niveau fédéral et 0 au titre du Code criminel) |
| Arrestations | 89 | 13 | 36 | 6 | 46 |
| Mandats exécutés | 30 | 5 | 7 | 4 | 14 |
| Valeur totale des produits de cannabis illégal saisis | 155 001 090,18 $ | 10 622 115,00 $ | 124 051 705,00 $ | 22 863 730,00 $ | 96 977 087,50 $ |
| Plants de cannabis saisis | 95 461 | 18 696 | 111 781 | 38 702 | 150 407 |
| Pertes totales en droits de douane | 46 500 327,00 $ | 12 599 773,65 $ | 49 360 157,44 $ | 16 559 256,60 $ | 67 763 506,48 $ |
| Valeur totale des devises saisies | 351 200,00 $ | 1 190,00 $ | 31 565,00 $ | 0 $ | 0 $ |
Enquêter sur la contrebande et le trafic de tabac de contrebande en collaboration avec l’ASFC.
| 2023 | 2024 | 2025 | |
|---|---|---|---|
| Valeur du tabac de contrebande saisi | 1 552 275 $ | 18 736 593 $ | 54 794 000 $ |
| Pertes fiscales | 8 200 000 $ | 39 333 000 $ | 108 591 280 $ |
Coordination des enquêtes fondées sur les renseignements et proactives concernant les activités criminelles liées aux frontières avec un accent sur le côté ontarien de la frontière en particulier
| 2025 | |
|---|---|
| Enquêtes | 5 |
| Arrestations | 13 |
| Accusations portées | 230 |
| Autorisations judiciaires | 43 |
| Execution de mandats | 15 |
| Assistance aux autres unités ou organismes | 4 |
| Saisies d'armes à feu liées à un crime | 74 |
| Saisies d'autres armes et dispositifs prohibés | 12 |
| Saisies de munitions (cartouches) | 193 |
| Devises saisies ($) | 187 260 $ |
| Cannabis saisi (lb) | 1 122 |
| Cocaïne saisie (kg) | 79,465 |
| Méthamphétamine saisie (kg) | 4 |
| Fentanyl saisi (kg) | 18 |
Les Unités de lutte contre la criminalité de rue dans la collectivité sont des équipes mandatées pour remplir des missions spécifiques, intégrées à des détachements dans toute la province, qui s’attaquent au commerce illicite de drogues et à la criminalité de rue, y compris les infractions contre les biens. Les équipes s’efforcent de comprendre en profondeur les problèmes auxquels sont confrontées les collectivités qu’elles servent afin d’élaborer des stratégies appropriées pour réduire la victimisation.
*Comprend les armes à feu à autorisation restreinte, les carabines, les fusils de chasse, les autres armes à feu, les dispositifs prohibés, les arcs.
**Comprend à la fois les mandats (mandats de perquisition téléphonique, mandats de localisation, ordonnances de production, mandats délivrés en vertu de la LRCDAS, mandats délivrés en vertu du Code criminel, etc.) et les services relatifs aux mandats (entrées en vertu de mandats de perquisition résidentiels ou commerciaux).
| Répartition par région | Centre | Est | Ouest | Nord-Est | Nord-Ouest | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mandats et services relatifs aux mandats* | 848 | 531 | 551 | 103 | 61 | 2 094 |
| Personnes accusées | 728 | 1 086 | 579 | 158 | 133 | 2 684 |
| Accusations portées | 3 523 | 4 720 | 2 288 | 940 | 535 | 12 006 |
| Valeur des biens liés aux infractions | 4 876 060 $ | 2 714 590 $ + 14 véhicules |
376 835 $ + 4 véhicules |
170 210 $ | 4 véhicules | 7 950 650 $ |
| Saisies en dollars canadiens | 698 742 $ | 423 130 $ | 265 690 $ | 146 714 $ | 370 065 $ | 1 904 341 $ |
| Armes à feu et armes | 909 | 306 | 335 | 122 | 51 | 1 723 |
| Valeur totale des drogues saisies au titre des Annexes I à IV, soit : | 11 524 265 $ | 3 153 653 $ | 16 378 443 $ | 4 567 497 $ | 844 747 $ | 36 468 605 $ |
| Cocaïne | 10 462 370 $ | 2 065 501 $ | 14 611 452 $ | 4 128 084 $ | 347 311 $ | 31 614 718 $ |
| Méthamphétamine | 410 423 $ | 144 767 $ | 1 033 607 $ | 224 022 $ | 336 056 $ | 2 148 876 $ |
| Fentanyl | 650 322 $ | $0 $ | $626 585 $ | 162 454 $ | 134 778 $ | 1 574 141 $ |
| Montant total des saisies effectuées en vertu de la Loi sur le cannabis | 11 226 703 $ | 61 420 036 $ | 848 984 $ | 180 $ | 3 837 $ | 73 499 739 $ |
| Total | 22 750 968 $ | 64 573 688 $ | 17 227 427 $ | 4 567 677 $ | 848 583 $ | 109 968 344 $ |
Mises en garde concernant les structures tarifaires :
| 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
|---|---|---|---|---|
| Mandats et services relatifs aux mandats | 2 202 | 2 119 | 1 887 | 2 246 |
| Personnes accusées | 2 980 | 3 005 | 3 092 | 2 793 |
| Accusations portées | 13 430 | 12 479 | 13 714 | 12 885 |
| Valeur des biens liés aux infractions | 3 452 778 $ | 8 455 130 $ + 27 véhicules |
12 386 371 $ + 26 véhicules |
9 183 910 $ |
| Saisies en dollars canadiens | 2 366 959,95 $ | 2 589 535,45 $ | 1 646 618 $ | 1 551 161 $ |
| Armes à feu et armes | 723 | 828 | 1 219 | 977 |
| Valeur totale des drogues saisies au titre des Annexes I à IV | 8 070 842,28 $ | 10 080 595,34 $ | 10 147 014 $ | 22 946 911 $ |
| Montant total des saisies effectuées en vertu de la Loi sur le cannabis* | 233 006 376,10 $ | 22 385 219,29 $ | 10 206 181 $ | 12 709 480 $ |
*Remarques : La réduction des saisies de cannabis est due au fait que la stratégie provinciale des renseignements pour l’action contre le cannabis illégal , axée sur la production illégale de cannabis, ne s’est pas poursuivie en 2022, l’accent ayant été mis sur d’autres priorités en matière de sécurité publique et de santé, notamment les armes à feu et les bandes criminalisées, la crise des opioïdes et la lutte contre le trafic de fentanyl.
En 2025, les projets menés par le BLCO, les ULCRC et l’EPLBCAF ont permis la saisie des substances suivantes :
278 434 000 $
Consulter les statistiques en 2025L'Unité de la collecte secrète de renseignements criminels sur Internet (UCSRCI) de la Police provinciale, qui opère sous le Bureau des renseignements criminels – opérations provinciales (BRCOP), est une équipe d'enquête qui coordonne les opérations sources ouvertes ainsi que les opérations d'infiltration sur Internet en vue de recueillir des preuves et des renseignements. Les membres de l'UCSRCI sont formés pour entreprendre des recherches sur le Web aux fins d'enquêtes, pour assumer le contrôle de comptes et mener des opérations d'infiltration.
En 2024, l'UCSRCI avait démarré une enquête sur un vendeur opérant sur le Web caché qui était présumément engagé dans un trafic de drogues s'étendant sur l'ensemble du Canada. Le projet Bionic, sous la direction du Bureau de la lutte contre le crime organisé (BLCO) de la Police provinciale, visait à mettre fin aux activités de ce vendeur. L'enquête avait établi qu'à la réception des commandes sur la plateforme du Web caché, les colis de drogue étaient préparés puis expédiés par l'entremise de services de poste ou d'expédition vers différents endroits, dont en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba, au Nouveau Brunswick, à Nunavut, en Nouvelle Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard et au Québec. Il s'agissait-là de la première enquête du genre que réalisait la Police provinciale.
Après avoir réuni une quantité suffisante de preuves, l'équipe d'enquête a procédé à l'arrestation de deux individus à un bureau de poste à Ottawa le 10 mars 2025. L'équipe a saisi 86 colis sur le point d'être expédiés. Ces colis renfermaient près d'une quarantaine de drogues diverses, dont du fentanyl, de l'hydromorphone, de la méthamphétamine, de la cocaïne, du MDMA ainsi que d'autres médicaments d'ordonnance en grande quantité. Un des individus mis en état d'arrestation était soupçonné d'être le vendeur qui s'adonnait au trafic sur le Web caché.
À la suite de ces arrestations, des mandats de perquisition ont été exécutés dans trois demeures et un véhicule dans la région d'Ottawa. Les perquisitions ont abouti à la découverte d'autres drogues illégales de même qu'une arme à feu et des munitions, plus de 90 000 dollars canadiens et une Ferrari 488 Spider de 2018, une voiture rare dont le vol avait été signalé dans la Région de York en octobre 2024. L'équipe d'enquête a, non seulement, retrouvé le véhicule volé qui vaut plus de 400 000 dollars, mais a aussi découvert et saisi des plaques d'immatriculation frauduleuses, des porte-clés reprogrammables et un outil de détection des défauts et de programmation – des objets qu'utilisent les individus faisant partie des réseaux de vol de véhicules. Ces saisies démontrent que les réseaux criminels sont bien souvent impliqués dans de nombreuses activités illégales et qu'il y a une corrélation entre le trafic de drogues et le vol de véhicules.
Le fentanyl est et demeurera une priorité nationale pour les services d'application de la loi. Depuis l'automne dernier, le fentanyl a été sous les projecteurs, en particulier pour ce qui est de la sécurité aux frontières. En Ontario, le fentanyl peut être préparé localement à l'aide de produits chimiques précurseurs ou être importé à partir d'autres pays sources.
Le projet Golden avait démarré en juillet 2024. Il s'agissait d'une initiative fondée sur les renseignements que dirigeait le BLCO du détachement de London de la Police provinciale bénéficiant de la collaboration de l'Unité de lutte contre la criminalité de rue dans la collectivité (ULCRC) du détachement du comté de Norfolk de la Police provinciale pour enquêter sur le trafic de drogues à travers la région du sud-ouest de l'Ontario. En novembre 2024, le BLCO, l'Équipe provinciale de lutte contre les bandes criminalisées et les armes à feu (Équipe provinciale de LBCAF) et le service de police de Hamilton ont, avec l'assistance de la Gendarmerie royale du Canada, assumé la responsabilité de l'enquête pour en faire un important projet s'étendant sur plusieurs territoires.
À partir de là, l'équipe d'enquête a suivi les renseignements sur plusieurs mois, observant le nombre de kilos de fentanyl, méthamphétamine et cocaïne que le réseau achetait et distribuait. Le réseau de trafic de drogues qui faisait l'objet d'une enquête dans le cadre du projet Golden couvrait toute la région du sud-ouest de l'Ontario, partant de la ville de Hamilton pour s'étendre aux petites collectivités de la Région de l'Ouest dont le comté d'Oxford, le comté de Haldimand et le comté de Norfolk. Peaufinant son dossier, l'équipe d'enquête avait déployé sous couvert des opérateurs qui faisaient continuellement des achats de plusieurs kilos de fentanyl et d'autres drogues, ciblant des fournisseurs en gros. Cette enquête a abouti à la saisie de 38 kilos de fentanyl en mai 2025, volume qui était, à ce moment-là, la plus importante saisie de fentanyl jamais réalisée par la Police provinciale.
En Automne 2024, l'Équipe provinciale de LBCAF de la Police provinciale et le service de police de Windsor avaient identifié deux membres en vue d'un réseau de trafic de drogues qui entretenaient, dans les deux cas, des liens avec des organisations criminelles connues. Le jeudi 25 septembre 2025, l'exécution de mandats de perquisition avait permis aux enquêteurs de saisir 46 kilos de fentanyl, pulvérisant le précédent record établi dans le cadre du projet Golden pour ce qui est de la plus importante saisie de fentanyl.
Au total, la Police provinciale a saisi plus de 150 kilos de fentanyl en 2025, démontrant notre engagement à assurer la sécurité publique et à défaire de cette drogue mortelle les collectivités au service desquelles nous sommes.
Vingt et un organismes canadiens d'application de la loi ont œuvré côte à côte afin d'intensifier leurs efforts pour maintenir les substances dangereuses à l'écart de nos collectivités. Tout au long d'une période de cinq mois, les partenaires ont collaboré en vue d'un objectif commun – celui de perturber la production et la distribution illégales de fentanyl au Canada. Cette initiative connue comme la Campagne nationale de lutte au fentanyl 2.0 a été coordonnée par la Réponse intégrée canadienne au crime organisé (RICCO).
L'initiative a été menée entre le 20 mai et le 31 octobre 2025 et a mobilisé les organismes d'application de la loi de l'ensemble du Canada de manière à ce que ces organismes consacrent leurs efforts à sévir contre les trafiquants de fentanyl, à cibler les laboratoires de production, les réseaux de distribution et les ressources financières qui habilitent ces réseaux. La Campagne nationale de lutte au fentanyl 2.0 a permis de faire ressortir l'importance des enquêtes financières et la reconnaissance que le démantèlement des infrastructures économiques du crime organisé est un déterrent solide et la clé de la réussite à long terme.
Les organismes faisant partie de la RICCO ont effectué des vérifications portant sur le respect des conditions de mise en liberté sous caution, maintenu un relevé des saisies et des chefs d'accusation tout en partageant les renseignements avec l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), l'Agence du revenu du Canada (ARC), le Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) ainsi qu'avec d'autres partenaires internationaux.
Au cours de la Campagne nationale de lutte au fentanyl 2.0, plus d'une centaine de services d'application de la loi d'un bout à l'autre du Canada ont rapporté 8 136 arrestations et chefs d'accusation et la saisie de grandes quantités de drogues et autres commodités, y compris sans s'y limiter :
En tant que membre de la RICCO, la Police provinciale a dirigé la Campagne nationale de lutte au fentanyl 2.0 (du 20 mai 2025 au 31 octobre 2025).
Entre le 20 mai 2025 et le 31 octobre 2025, la Police provinciale a rapporté la saisie de 150 kilos de fentanyl, 81 kilos de cocaïne et 28 kilos de méthamphétamine au terme d'enquêtes qu'elle avait menées.
L'Équipe provinciale de lutte contre le vol d'automobiles et la criminalité dans l'industrie du remorquage des véhicules (Équipe provinciale de LVACIRV), que dirige la Police provinciale, et l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) ont, en novembre 2025, démantelé une organisation criminelle qui rendait possible l'expédition de véhicules volés au Canada vers des destinations internationales. Parmi les accusés figurent des propriétaires et exploitants de diverses entreprises enregistrées dans le secteur des services au commerce transitaire ainsi que des individus présumément impliqués dans le vol de véhicules partout en Ontario. L'organisation criminelle et le réseau en question opèrent à l'échelle internationale. Le projet Chickadee avait démarré en août 2023 lorsque les membres de l'Équipe provinciale de LVACIRV avaient retrouvé quatre véhicules volés dans la région du grand Toronto. Au terme de l'exécution de mandats de perquisition en octobre et novembre 2025, 21 individus ont été arrêtés pour 116 infractions portant sur des accusations relatives, notamment, au crime organisé, au vol de véhicules, à la fraude et au blanchiment d'argent. L'équipe d'enquête a retrouvé plus de 306 véhicules volés et a saisi trois armes à feu, plusieurs porte-clés et des plaques d'immatriculation.
L’Unité du maintien de l’ordre public (UMOP) continue de jouer un rôle croissant dans le maintien de l’ordre public et la sécurité des collectivités à travers la province.
Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, l’UMOP a été déployée lors de 20 événements, dont 17 en soutien à cinq autres services de police. Ces déploiements de l'UMOP ont duré l’équivalent de 27 jours au total.
La Police provinciale a investi dans l’UMOP par un accroissement du personnel et en formant ses membres et ceux d’autres services de police. En 2025, le Bureau du soutien régional (BSR) a organisé trois formations sur le maintien de l’ordre public, ce qui a permis à 42 membres supplémentaires issus de la Police provinciale et d’autres services de police d’acquérir les compétences de maintien de l’ordre public nécessaires à la gestion proactive de foules à tous les degrés d’ordre public. Trois membres du commandement de l’UMOP ont également achevé la formation avec succès.
À la fin de l’année 2025, 380 membres formés de la Police provinciale faisaient partie du programme de l’UMOP, l'objectif étant de compter plus de 400 membres formés d'ici à avril 2026.
L’UMOP participe actuellement aux préparatifs pour l’édition 2026 de la Coupe du monde de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), qui se déroulera en partie à Toronto, en Ontario.
Les VISP peuvent potentiellement accomplir une diversité de tâches pour appuyer l'intervention de la police lors d'événements d'ordre public :
La Police provinciale fait appel aux VISP lors d'interventions opérationnelles où les services de remorquage réguliers ne sont pas en mesure de répondre aux exigences d'un événement d'ordre public.
La Police provinciale dispose de deux types de VISP:
CENTURY 1140 40 TON ROTATOR
Remorqueur de véhicules lourds Vulcan V70 – 35 tonnes
Saviez-vous qu'en 2025 les aéronefs à voilure fixe de la Police provinciale ont effectué 1 461 heures de vol pour aider les Premières Nations à travers l'Ontario?
| Nombre d’actifs | Actifs | Missions (opérationnelles uniquement) | Nombre total d'heures |
|---|---|---|---|
| 3 | Aéronefs à voilure fixe | 417 | 2265,9 |
| 1 | Aéronef à voilure fixe (Cessna) | 40 | 361,6 |
| 2 | Rotatif (hélicoptère) | 439 | 1186 |
| 110 | Systèmes d’aéronefs télépilotés (SATP) | 955 |
19 appels de service concernant la recherche et le sauvetage
32 appels de service pour épauler l'Unité tactique et de secours de la Police provinciale
7 cas où du soutien a été fourni lors d'un événement majeur
Appels de service
439
Heures de vol
1 186 hours
Repérages/
récupérations/sauvetages
108
Aide à la localisation
ou au sauvetage
72
209appels de service concernant la recherche et le sauvetage
25 appels de service pour épauler l'Unité tactique et de secours de la Police provinciale
67 appels de service pour localiser une personne recherchée ou en cavale
17 heures de soutien à des événements majeurs
Le 20 novembre 2025, la Police provinciale a pris possession d'un avion de type Pilatus PC-24. Cet aéronef est venu s'ajouter aux deux autres de type Pilatus PC-12 et au Cessna T206H que la Police provinciale comptait dans sa flotte et utilisait déjà. Le PC-24 de la Police provinciale est le premier appareil en Amérique du Nord dont la configuration comporte dix sièges. L'avion sera utilisé principalement pour le transport du personnel et des détenus en Ontario et en Amérique du Nord. Il peut voler à une altitude de 45 000 pieds, peut transporter jusqu'à dix passagers, comprend une soute de cargo identique à celle du PC-12 et peut couvrir entre 1 500 et 1 900 miles nautiques, propulsant au palier supérieur la vitesse de déplacement et la flexibilité de la flotte d'aéronefs de la Police provinciale. Le PC-24 opérera à partir d'Orillia. Le 9 décembre 2025, la Police provinciale a obtenu un nouveau certificat d'exploitation sous le Règlement de l'aviation canadienne, permettant à l'organisation de voler plus vite, plus haut et en transportant plus de personnes à bord qu'auparavant.
Tard dans la soirée du 21 juin 2025, des conditions météorologiques exceptionnelles ont prévalu dans la région du parc provincial Samuel de Champlain. Cette tempête rapide et violente a abattu des arbres en série, forçant de nombreuses personnes qui se trouvaient au parc à ne pas quitter leurs caravanes, blessant certaines parmi ces personnes et endommageant gravement les structures et l'environnement partout dans le parc. Avec la progression de la tempête, le niveau de l'eau des crues a monté rapidement, entraînant des conditions dangereuses et instables et entravant considérablement l'accès du personnel d'intervention d'urgence. La menace collective et simultanée des arbres abattus, des grosses averses, des crues et de l'obscurité a constitué un grave danger tant pour les personnes qui se trouvaient dans le parc que pour le personnel de première intervention qui tentait de leur fournir une aide dont elles avaient grand besoin. Les Services d'aviation de la Police provinciale ont joué un rôle critique tout au long de la journée. Ces ressources aériennes ont rendu possible l'évaluation de l'état des lieux en effectuant des vols tout en assurant la coordination des opérations de recherche menées au sol. Le soutien aérien s'est avéré déterminant pour, à la fois, la sécurité du personnel d'intervention et l'efficacité opérationnelle des équipes au sol, contraintes à se frayer un passage sur un terrain où le chaos régnait.
Non loin de là, des crues subites répétées associées aux mêmes conditions météorologiques exceptionnelles ont ravagé le terrain de camping Kiosk au parc provincial Algonquin, rendant complètement impraticable la route 630 – la seule voie d'accès. Les dégâts ont été graves, poussant les autorités à estimer que la réouverture de la route ne pourrait intervenir avant sept à dix jours, piégeant, en l'absence d'autres voies de sortie, les personnes qui faisaient du camping au parc et leurs animaux de compagnie. Les Services d'aviation de la Police provinciale ont collaboré à la conception et la mise à exécution d'un plan d'évacuation aérienne. Avec l'aide des deux hélicoptères de la Police provinciale, 72 campeuses et campeurs et leurs animaux de compagnie ont été évacués avec succès et héliportés vers un endroit sûr, évitant ce qui aurait pu être un isolement prolongé et dangereux dans un endroit retiré.
En 2025, le programme de SATP est passé à 167 pilotes détenant un certificat avancé en pilotage de SATP déployant 148 SATP de diverses capacités pour soutenir l'Équipe d'intervention en cas d'urgence(EIU), l'Unité tactique et de secours (UTS), la Brigade de recherche des fugitifs (BREF), l'Équipe de la reconstitution des collisions, l'Unité des services d'identification médicolégale et le Bureau des communications.
En novembre 2025, l'EIU, l'UTS et l'Unité canine sont intervenues dans le cas d'un homme qui se trouvait dans une zone boisée et passait par une crise de santé mentale. Selon les indications fournies à la police, l'homme avait des blessures non spécifiées volontairement infligées à l'aide d'une arme à feu, était armé d'un fusil et d'une arme de poing et représentait une menace mortelle car il envisageait une confrontation avec la police. Les membres de l'EIU ont déployé en mode infrarouge un SATP M300 qui a repéré l'homme sur un sentier tout proche. L'endroit où il se trouvait a été transmis à l'équipe au sol par l'entremise d'un logiciel géospatial. Le SATP a assuré une surveillance aérienne et a maintenu la vigie sur l'homme en attendant qu'il soit appréhendé.
En décembre 2025, le détachement de Frontenac de la Police provinciale a sollicité l'assistance d'un SATP pour localiser des individus dangereusement en détresse sur la glace. Lorsque les membres du service d'incendie et de la Police provinciale sont parvenus sur les lieux, ils ont entendu des appels à l'aide provenant du lac sans toutefois pouvoir repérer, en raison de l'obscurité, les individus en question. À son arrivée sur place, l'EIU a déployé un SATP M300. Grâce à la caméra infrarouge, le pilote du SATP a pu repérer le groupe qui était en position allongée sur un gros bloc de glace, lequel s'était détaché et dérivait vers le large. Les individus étaient trempés et la température indiquait -12 degrés Celsius. Les individus ayant passé plus de trois heures sur la glace, leur corps émettait peu de chaleur et ils se trouvaient à plus de 500 mètres du rivage. L'EIU a utilisé les feux du SATP pour orienter le service d'incendie vers le groupe qui a été secouru et transporté à l'hôpital souffrant d'hypothermie.
Le Bureau du soutien régional (BSR) fournit un large éventail de services spécialisés pour épauler les détachements de la Police provinciale et ses partenaires des services policiers de l'ensemble de la province.
Les programmes du BSR comprennent les Services d'aviation, l'Unité canine, la négociation en situation de crise, la gestion des urgences, l'Équipe d'intervention en cas d'urgence (EIU), l'Unité d'élimination des explosifs (UEE), le commandement en cas d'incident majeur, les Services tactiques d'aide médicale d'urgence (STAMU), l'Unité tactique et de secours (UTS), l'Équipe de recherche et de sauvetage en milieu urbain (Équipe RSMU) et l'Unité de recherche et de récupération sous-marines (URRSM). Ces programmes enregistrent, chaque année, d'innombrables réussites, grandes et moins grandes. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de réussites en 2025.
Le 3 août 2025, alors qu’ils menaient des recherches pour retrouver une personne disparue dans la Première Nation de Constance Lake, les membres de l’équipe d’intervention d’urgence (EIU) et de l’Unité canine ont été appelés à intervenir, contre toute attente, dans une autre situation d’urgence mettant des vies en danger : une structure en feu.
Malgré une épaisse fumée à l'entrée, un membre de l’Unité canine s’est précipité dans la structure et a localisé puis ramené vers un endroit sûr une personne qui s'y trouvait. Les services médicaux d'urgence ont apporté des soins à la victime, qui était inconsciente en raison d’une grave inhalation de fumée, avant de la transporter à l’hôpital.
Pendant ce temps, le personnel policier a tenté d'entrer dans le bâtiment après avoir reçu des informations non confirmées faisant état d’une deuxième personne à l’intérieur. Face à la chaleur intense et la fumée qui rendaient dangereuse toute nouvelle tentative d'irruption, ce personnel a été contraint de se retirer. Ayant compris que le feu représentait une menace urgente, il est passé sans tarder du sauvetage à la suppression de l'incendie. En présence d'une confirmation selon laquelle les pompiers volontaires de la localité n'allaient pas être disponibles de sitôt, les agentes et agents se sont attelés à contenir le sinistre.
Réquisitionnant tout le matériel de lutte contre l’incendie qui était disponible, le personnel policier a combattu les flammes pendant plusieurs heures. Sa détermination et le travail d’équipe lui ont finalement permis de venir à bout de l’incendie et d’empêcher qu'il ne se propage aux maisons voisines et aux immeubles communautaires.
Il a été établi, par la suite, qu’aucune autre personne ne se trouvait à l’intérieur de la résidence. Quoi qu'il en soit, les efforts conjugués de ces agentes et agents ont non seulement sauvé la vie d’une personne, mais ont en même temps empêché qu'il y ait d’autres pertes de vie et dégâts matériels dans la communauté.
Une mère et son jeune fils campaient dans une zone reculée du parc provincial Algonquin lorsqu'il y a eu de violents orages accompagnés de vents forts. Un arbre s'est abattu sur leur tente, blessant gravement l'adolescent de 13 ans et laissant les deux sans moyen de chercher de l'aide sur place. La mère a déclenché un « SOS » sur un appareil, transmettant leurs coordonnées aux équipes de sauvetage. Des membres du détachement de la vallée supérieure de l'Outaouais de la Police provinciale ainsi que ceux de l’Équipe d’intervention en cas d’urgence (EIU) de la Police provinciale, des gardes du département des bois et forêts du parc Algonquin et l’équipe Sierra du service ambulancier paramédical du comté de Renfrew ont répondu à l’appel.
Un sauvetage aérien n’étant pas possible en raison des conditions météorologiques, les secouristes ont dû effectuer une marche éprouvante sur des routes et des sentiers encombrés d’arbres abattus, de débris et de broussailles denses. L'équipe a dû utiliser des scies à main pour dégager le passage en attendant l’arrivée des tronçonneuses. Un canoë à, par la suite, été mis à l’eau et les secouristes ont pagayé pour rejoindre la mère et le fils en détresse et leur prodiguer immédiatement les premiers soins.
Le lendemain matin, un hydravion du ministère des Ressources naturelles a pu atterrir sur un lac voisin et a transporté la mère et son fils à l’hôpital, où le jeune a reçu des soins en raison des blessures qu'il avait subies, le mettant sur la voie de la guérison.
Ce sauvetage a été couronné de succès non seulement grâce au travail acharné des équipes sur le terrain, mais aussi grâce au soutien essentiel des Centres de communication et du centre des opérations provinciales de la Police provinciale, du responsable de service du parc Algonquin, du centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage et de l’équipe aérienne du ministère des Ressources naturelles. De plus, le service d’incendie de Deep River a fourni les tronçonneuses si indispensables. Le travail d’équipe sans faille qui a permis d'effectuer ce sauvetage avec succès est un exemple éloquent de la résilience de toutes les personnes qui y ont participé ainsi que la formation qu'elles ont toutes reçu.
Le 20 octobre 2025, à 01 h 10, un appel au 9-1-1 signalait la disparition d'une femme de 75 ans qui s'était éloignée d'un camp de chasse. Elle avait été vue pour la dernière fois le 19 octobre vers midi. La personne ayant appelé avait brièvement parlé à la dame sur son téléphone cellulaire et durant cette conversation, elle avait semblé désorientée et avait déclaré qu'elle allait éteindre son téléphone pour économiser la batterie et pour se reposer. Elle n’avait pas de quoi allumer un feu, ses vêtements ne se prêtaient pas aux conditions météorologiques qui prévalaient et elle n’avait rien à manger. L’Équipe d’intervention en cas d’urgence (EIU) du détachement de Parry Sound-Ouest est intervenue, avec l'apport, notamment, d'un chien de recherche et sauvetage et la dame a été retrouvée. Les Services d'aviation de la Police provinciale ont effectué l’évacuation.
En octobre 2025, un homme de 88 ans parti chasser a été porté disparu. Il avait été vu pour la dernière fois vers 13 h la veille. Son entourage s’inquiétait car le véhicule tout-terrain (VTT) qu'il conduisait avait été retrouvé sur un sentier tandis qu'il était peu probable que l'homme avait de quoi s'alimenter ou de l’eau à boire. Les membres de l’EIU du détachement de Kirkland Lake ont été dépêchés sur place et ils sont parvenus à retrouver l’homme et à l'évacuer avec l'assistance de l'Unité canine et des Services d'aviation.
Du 14 avril au 20 juin 2025, l'Unité canine de la Police provinciale a organisé un cours de formation sur la recherche et le sauvetage effectués avec le concours des canins. Quatre équipes canines ont suivi le cours, ce qui leur a permis d'être prêtes à temps pour les mois d'été généralement chargés dans leurs régions respectives.
Les participantes et participants à la formation de 10 semaines, dont Flora, le nouveau chien de recherche et sauvetage, en ont profité pour faire la tournée d'une maternelle au Grand quartier général de la Police provinciale le 3 juin.
En 2025, l’Unité de la gestion des situations d'urgence a organisé plusieurs cours de formation et exercices sur la préparation à travers la province et a collaboré avec des partenaires provinciaux et fédéraux dans le but de renforcer la planification de la gestion des urgences. Cette démarche a notamment touché l'examen et la revue des politiques, procédures et plans critiques. Un audit du programme de continuité des opérations (COOP) de la Police provinciale a également été réalisé en 2025. Un nouveau tableau de bord du COOP développé par le Bureau du soutien régional (BSR) et le Bureau des services de communications et de technologie (BSCT) en juin 2025 fournit à des membres désignés des mises à jour en temps réel chaque heure sur l'état de tous les COOP organisationnels, assurant ainsi un suivi efficace du bon fonctionnement des COOP.
L’Unité de la gestion des situations d'urgence a épaulé plusieurs détachements et unités lors d’incidents d’urgence en 2025, notamment lorsqu'il y a eu une tempête de verglas en mars 2025, durant la période où les feux de forêt sont fréquents et dans les opérations de recherche de preuves.
L'Équipe de recherche et de sauvetage en milieu urbain, et d'intervention en cas d'incident chimique, biologique, radiologique, nucléaire ou explosif (Équipe RSMU-CBRNE) a été sollicitée dans le cadre du Sommet des dirigeants du G7 qui s'est tenu à Kananaskis, en Alberta, du 15 au 17 juin 2025. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a assuré la direction du Groupe intégré de la sécurité (GIS). Le GIS comprenait d'autres organismes-membres dont les Forces armées canadiennes, le service de police de Calgary, l'Alberta Sheriffs Branch (direction des sheriffs d'Alberta) ainsi que le personnel de conservation d'Alberta Forestry and Parks (forêts et parcs, Alberta). À la requête de la GRC, neuf membres de l'Équipe RSMU-CBRNE ont été déployés à Kananaskis pour épauler le plan d'intervention en cas d'incident chimique, biologique, radiologique, nucléaire ou explosif. L'Équipe RSMU a été réquisitionnée et s'est préparée pour soutenir l'équipe d'intervention nationale et l'Équipe d'intervention en cas d'urgence de la GRC, les membres du GIS, les délégations et les civils lors des opérations initiales de décontamination au Sommet du G7.
En 2025, neuf membres de l'UTS ont reçu une Citation du commissaire pour la bravoure à la suite de leur participation à l’exécution d’un mandat à haut risque. Ces membres avaient pris la décision avisée et opportune de passer d’une posture offensive à une posture défensive lorsqu'ils avaient essuyé des coups de feu tirés de l'intérieur d'une demeure qu'ils tentaient de pénétrer. Toute l'équipe a fait preuve d’un courage et d’une maîtrise de soi remarquables tout en affichant une discipline exceptionnelle en ce qui concerne les armes à feu, leur souci premier ayant été la protection des vies. Ils ont effectué une transition sans faille et en douceur vers le plan de rechange, tout en s’assurant qu’il n’y ait pas de victimes, parvenant en fin de compte à appréhender le suspect. L'action collective de ces membres a démontré l’efficacité de leur formation de base et le poids des bonnes pratiques de collaboration. L’accusé a été condamné en mars 2025 pour tentative de meurtre sur les agents et a écopé d’une peine d’emprisonnement de 10 ans.
En 2025, les Services d'aviation de la Police provinciale ont déployé des membres de l’USSRM et de l'UEE dans la Région du Nord-Ouest suite à des informations selon lesquelles un plongeur autonome amateur avait découvert de possibles projectiles militaires. Une fois dans l'eau, les membres de l’USSRM et de l'UEE ont procédé à une évaluation de la situation et ont récupéré le matériel en toute sécurité. Bien qu’il ait finalement été établi que ces engins n’étaient pas susceptibles d'exploser, la Police provinciale a pu mobiliser des techniciens de l’UEE hautement qualifiés pour mener des opérations sous-marines et assurer la sécurité publique. Il est rare de trouver un tel niveau de compétence dans les rangs d'organismes canadiens d’application de la loi, et ce niveau de compétence conforte le rôle de leader qu'occupe la Police provinciale dans le domaine des enquêtes sur les explosifs gisant dans les fonds marins.
Saviez-vous que la Police provinciale est le seul organisme en Ontario à disposer d’une unité sous-marine d'élimination des explosifs ?
Les autres services comptent sur l’aide de la Police provinciale pour intervenir lors d'une opération de cette nature. Le programme de la Police provinciale est solide et comprend des plongeurs hautement expérimentés qui sont spécifiquement formés pour les opérations d'élimination d’explosifs.
En 2025, la Police provinciale et le service de police régional de York ont organisé un programme de formation international sur les enlèvements et l'extorsion, lequel programme s'adressait aux négociatrices et négociateurs chevronnés en situation de crise. Huit nouveaux instructeurs ont obtenu leur attestation et 16 participantes et participants ont été formés sur les stratégies d'intervention lors d'incidents impliquant les enlèvements et l'extorsion. Le cours de formation a réuni des participantes et participants venus de 11 services de police de l'Ontario, ce qui démontre l'engagement qui existe partout dans la province lorsqu'il s'agit de renforcer les capacités d'intervention en situation de crise.
Durant la période débutant le 28 mars 2025, de nombreuses localités de la Région du Centre ont été touchées par des tempêtes de verglas dévastatrices, privant d'électricité environ 400 000 personnes pendant plusieurs jours. Conséquemment, 15 localités ont déclaré l'état d'urgence, dont Peterborough, Orillia, Muskoka et le comté de Haldimand. Pour aider ces communautés, la Police provinciale a activé son Centre des opérations d'urgence (COU) de la Région du Centre. Le COU est resté opérationnel pendant plus d'une semaine après la première tempête de verglas.
Tout au long de cet événement météorologique majeur, les membres de la Police provinciale ont continuellement fait preuve de responsabilité dans l'accomplissement de leurs tâches, apportant un soutien critique aux collectivités qu’ils servent. En dépit des conditions difficiles telles que le manque de chauffage, l’absence d’eau courante et des sous-sols inondés, ainsi que le poids physique et émotionnel de ces intempéries, nos membres ont, tout en s’adaptant à des conditions qui évoluaient sans cesse, incarné les valeurs de la Police provinciale en venant en aide à des centaines de milliers de membres de la communauté confrontés à des pertes et à l’incertitude. Dans le cadre d’une intervention intégrée, nos membres ont démontré à nos partenaires des services d’urgence et au public qu’ils peuvent compter sur la Police provinciale pour prendre les mesures qui s'imposent lorsqu'il s'agit d’assurer la sécurité de nos collectivités.
En juin 2025, une fillette de Montréal âgée de trois ans avait été portée disparue. Une opération de recherche multi juridictionnelle avait démarré avec le concours de divers détachements de la Police provinciale ainsi que nos Services d'aviation et notre Unité canine. Dans ses démarches pour retrouver l'enfant, l'équipe de recherche a passé au peigne fin les champs et inspecté des immeubles pendant trois jours. Certaines informations faisant état de la présence de la fillette en Ontario, la Police provinciale a eu recours à un drone pour la retrouver saine et sauve dans la Région de l'Est.
Le 28 février 2025, le détachement de Manitoulin de la Police provinciale a reçu un appel concernant une personne non désirée dans une demeure à Espanola. À leur arrivée sur place, les membres du détachement ont aperçu un véhicule quittant les lieux à grande vitesse, ignorant au passage les directives de la police pour qu'il s'arrête. Peu de temps après, les agents se sont retrouvés sur le lieu d'une collision impliquant un seul véhicule sur la route 6. Il s'agissait du même véhicule observé un peu plus tôt et il se trouvait, cette fois, dans un fossé. L'automobiliste s'était enfui à pied. Avec l'assistance du service de police des chefs et conseils unis de l'île Manitoulin, dont la nouvelle unité canine et un opérateur de système d'aéronef télépiloté de ce service de police ainsi que l'Équipe d'intervention en cas d'urgence (EIU) de la Police provinciale, l'automobiliste a été retrouvé et mis en état d'arrestation avant d'être transporté à l'hôpital pour soigner les blessures sans gravité qu'il portait.
À la fin de l'année 2024, la Police provinciale a lancé l'Unité provinciale du recrutement des sources (UPRS) à titre de projet pilote pour transformer la capacité de recueillir des renseignements en misant sur l'innovation, l'agilité et la prévoyance stratégique. Tout au long de 2025, l'UPRS a comblé une lacune critique pour ce qui est du renseignement d'origine humaine (ROH) en mettant à l'essai une unité dédiée et à temps plein pour se consacrer à la recherche structurée d'indicateurs et au soutien en matière de renseignements. Sa mission consiste à renforcer les pratiques relatives à la gestion des informateurs de manière à générer des renseignements utiles et à épauler les enquêtes majeures répondant aux priorités provinciales et nationales. Cette initiative confie à la Police provinciale une capacité comme elle n'en a jamais disposé auparavant, élevant le ROH comme secteur de programme de base dans le domaine de la police à l'ère contemporaine et instituant une nouvelle norme pour ce qui est des opérations fondées sur les renseignements.
ROH: renseignement d'origine humaine (ROH) signifie les renseignements dérivés de la collecte et l'analyse d'information provenant de sources humaines. Il s'agit de la collecte d'informations à partir de contacts interpersonnels et du maintien de réseaux d'informateurs dans le but d'enquêter sur les activités criminelles et de les perturber.
L'UPRS déjoue de manière directe les menaces à l'échelle de la province ou extraterritoriales, dont le crime organisé transnational, la fraude complexe et le crime financier, le trafic d'armes et de stupéfiants, l'extrémisme violent à caractère idéologique (EVCI), le terrorisme, la sécurité aux frontières et la corruption. En misant sur un modèle de ROH fondé sur l'analyse, l'UPRS appuie de manière proactive la collecte de renseignements et la planification stratégique, améliorant ainsi le développement des sources et l'efficacité opérationnelle dans un environnement où les menaces sont de plus en plus complexes. L'unité favorise également la coopération entre les services et les partenariats stratégiques à l'échelle municipale, provinciale et fédérale.
L'UPRS agit comme un multiplicateur de forces pour les activités policières fondées sur le renseignement. Elle apporte son soutien à de nombreuses unités de la Police provinciale, notamment aux équipes spécialisées d'enquêtes et du renseignement dans l'organisation, et a répondu aux besoins en matière de renseignement pour l'opération 3D, aux priorités nationales de la RICCO et aux enquêtes à haut risque. Son approche centralisée permet aux équipes d'enquête de se consacrer à leur mandat principal laissant aux spécialistes formés le soin de s'occuper des tâches sensibles liées au développement des sources, ce qui renforce la sécurité et l'intégrité opérationnelle.
La phase pilote a permis de transformer avec succès un concept stratégique en une capacité de renseignement pleinement opérationnelle, livrant des résultats mesurables et appuyant de multiples enquêtes à haut risque qui se rapportent aux priorités provinciales. Au cours de cette phase, l’unité a apporté son expertise technique, fourni un soutien opérationnel à des projets d’envergure et contribué à des initiatives nationales, démontrant ainsi toute son importance par rapport au cadre mis en place à la Police provinciale pour ce qui est du renseignement.
Forte de ce succès, l'UPRS est devenue une entité permanente à la fin de l’année 2025. Elle est dotée d'une équipe comprenant 10 membres et cette structure garantit l'agilité, la capacité de traiter plusieurs dossiers simultanément et les fonctions relevant du renseignement, consolidant ainsi le rôle de l'unité comme facilitateur clé des objectifs de sécurité de la province et de l'ensemble du pays. Bien qu’elle ait fonctionné avec des ressources limitées pendant la phase pilote, l’unité a prouvé son efficacité, sa pertinence stratégique et son importance opérationnelle, des caractéristiques qui ont eu une influence directe dans sa transition vers un programme permanent.
L'UPRS est plus qu’une simple ressource tactique ; il s'agit d'une unité possédant une capacité de renseignement stratégique qui lui permet :
L'établissement de l'UPRS sur une base permanente marque une transformation décisive pour la Police provinciale et les services policiers en Ontario. Cette réalisation comble non seulement une lacune critique en ce qui concerne le renseignement, mais crée également une unité viable et hautement performante qui fortifie la résilience opérationnelle et positionne la Police provinciale comme un leader national en matière d’innovation dans le domaine du renseignement d'origine humaine (ROH). En instituant des flux de travaux structurés, en développant une expertise spécialisée et en intégrant la prévoyance stratégique, l'UPRS établit une nouvelle référence en matière de maintien de l'ordre fondé sur le renseignement. Des investissements continus feront que la Police provinciale demeurera un organisme agile, proactif et prêt à contrer les menaces criminelles les plus complexes aussi bien du présent que de l'avenir.
Parmi les dossiers évalués en 2025, près de la moitié ont abouti au recrutement d’informateurs confidentiels ou à un engagement actif, démontrant l’efficacité de l’unité dans le renforcement des capacités du ROH.
Depuis le lancement du Tableau de bord provincial pour le respect des conditions de mise en liberté sous caution en janvier 2025, vingt-sept services de police l'ont intégré et ces services représentent 80 pourcent de l'ensemble des agentes et agents de première ligne en Ontario:
La Police provinciale travaille activement avec tous les services de police de l'Ontario afin que ces derniers ajoutent leurs données au tableau de bord. Chaque service de police qui intègre le tableau de bord rend l'outil plus performant et étend son réseau avec pour résultat une approche plus unie en ce qui concerne la supervision du respect des conditions de mise en liberté sous caution à travers la province. Pour mieux comprendre comment le Tableau de bord provincial pour le respect des conditions de mise en liberté sous caution renforce la sécurité du personnel policier et du public, consulter opp.ca/PBCD.
En août 2025, le tableau de bord a connu une importante mise à niveau dans le cadre de l'engagement continu de l'Ontario à renforcer le respect des conditions de mise en liberté sous caution ainsi que la sécurité publique. Cette mise à niveau fait suite aux rétroactions qu'ont fourni les agentes et agents sur le terrain, lesquelles rétroactions visaient à optimiser l'expérience d'utilisateur, accroissant ainsi la valeur opérationnelle du tableau de bord. Les améliorations ont porté sur l'introduction de filtres supplémentaires et la capacité de signaler des faits pertinents.
Le Tableau de bord provincial pour le respect des conditions de mise en liberté sous caution est un outil de connaissance de la situation et d'enquête qui, en permettant au personnel policier d'accéder aux données interterritoriales et interservices, les aide à gérer les individus remis en liberté sous caution dans la collectivité. Intégrant les données des services de police de l'ensemble de l'Ontario, le tableau de bord fournit des informations cartographiques en temps quasi réel sur des personnes en liberté sous caution pour des infractions liées aux armes à feu.
Le programme de caméras embarquées et de reconnaissance de plaques d’immatriculation (RPI) du Bureau des services de communications et de technologie (BSCT) continue de livrer des avantages opérationnels et de sécurité publique pour le service policier de première ligne en Ontario. La Police provinciale disposait, en 2025, du plus important déploiement au monde de la plateforme Fleet 3 d’Axon, avec 2 003 unités actives (y compris les unités des services policiers partenaires des Premières Nations administrées par la Police provinciale).
Le recours à la RPI rend possible à la fois l'application de la loi sur les routes et la lutte contre la criminalité dans la mesure où le personnel policier effectue le balayage et la lecture de 1,2 millions de plaques d'immatriculation en moyenne chaque jour. La technologie permet aux agentes et agents d’identifier rapidement les véhicules volés ainsi que les véhicules liés à d’autres activités criminelles, aux alertes Amber, aux personnes recherchées, aux automobilistes dont le permis est suspendu et aux plaques d'immatriculation non renouvelées. De plus, la Police provinciale collabore avec tous les services de police de l’Ontario ainsi qu'avec ceux du Manitoba et du Québec pour ce qui est du processus de la RPI. En partageant ses données, la Police provinciale élimine les obstacles et renforce la sécurité publique.
En 2025, le déploiement des caméras d'intervention s’est poursuivi avec comme objectif d’équiper tous les membres de première ligne de la Police provinciale. Selon les prévisions, le déploiement dans l'ensemble de la province devrait être achevé au début de 2026 et à partir de là, la Police provinciale aura environ 5 971 caméras d'intervention en service. La technologie des caméras d'intervention favorise la sécurité des agents, la sécurité publique et la transparence au niveau de la police car elle permet d'obtenir un enregistrement vidéo et audio objectif des interactions entre la police et le public.
Le programme de patrouilles enregistrées vise à contribuer à l'amélioration de la sécurité publique, notamment en réduisant le temps que le personnel policier passe au tribunal, en rendant possible l'identification plus rapide des véhicules volés et des automobilistes dont le permis est suspendu et en permettant de retrouver plus rapidement les personnes disparues.
La Police provinciale utilise le Système de gestion des preuves numériques (Système de GPN) basé sur l'infonuagique que le ministère du Solliciteur général a, en 2021, mis à la disposition des partenaires du secteur de la justice de l’Ontario (notamment la Police provinciale, les Services correctionnels et le ministère du Procureur général). Le Système de GPN permet de stocker et de gérer en toute sécurité les preuves numériques recueillies à l'aide de technologies telles que les caméras d'intervention et les caméras embarquées. En 2025, la Police provinciale de l'Ontario a compté 6 190 utilisateurs du Système de GPN.
Le recours à la technologie est essentiel pour recueillir et fournir les meilleures preuves possibles aux fins d'application de la loi et de procédures judiciaires.
L'Unité des demandes de divulgation relatives aux preuves technologiques (UDDPT) aide dans l'accomplissement de cette tâche en traitant les demandes qui se rapportent aux enregistrements des appels 9-1-1 ainsi que des vidéos de caméras d'intervention et de caméras embarquées. L'UDDPT répond aux demandes de divulgation de preuves technologiques concernant :
En 2025, l'UDDPT a entrepris au total 71 501 tâches liées à la divulgation. Ces tâches concernaient des demandes de divulgation provenant de multiples sources, dont 82 417 demandes d’enregistrements de caméras d'intervention, 55 182 demandes de vidéos de caméras embarquées et 22 799 demandes d’enregistrements audio du 9-1-1. Les demandes de traitement d'enregistrements des caméras d'intervention ont augmenté de plus de 160 % par rapport à 2024.
| Signalement en ligne | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Méfait inférieur à 5 000 $ (biens) | 244 | 276 | 265 |
| Méfait inférieur à 5 000 $ (véhicule) | 217 | 154 | 196 |
| Plainte pour conduite | 1 000 | 1 575 | 2 039 |
| Bien perdu d'une valeur inférieure à 5 000 $ | 701 | 681 | 831 |
| Vol inférieur à 5 000 $ dans un véhicule | 321 | 217 | 283 |
| Vol inférieur à 5 000 $ | 495 | 487 | 571 |
| Méfait supérieur à 5 000 $ (biens)* | 37 | 6 | -- |
| Méfait supérieur à 5 000 $ (véhicule)* | 25 | 12 | -- |
| Bien perdu d'une valeur supérieure à 5 000 $* | 53 | 25 | -- |
| Vol supérieur à 5 000 $ dans un véhicule* | 19 | 3 | -- |
| Vol supérieur à 5 000 $* | 50 | 8 | -- |
| Vol d'essence | 2 636 | 2 548 | 2 580 |
| Plaque d'immatriculation volée | 0 | 0 | 36 |
| NOMBRE TOTAL D'INCIDENTS | 5 798 | 5 992 | 6 801 |
*Remarque: À compter de 2024, ces types d'incidents ne sont plus signalés en ligne.
Sources:
Système de notification par le public. Données consultées le 18 novembre 2025.
Portail Rubicon. Données consultées le 8 janvier 2026.
Le Règl. de l’Ont. 400/23 : Collecte de renseignements identificatoires dans certaines circonstances – Interdiction et obligations stipule que les services policiers doivent produire et publier un rapport annuel dans lequel sont fournis tous les détails relatifs à la collecte de renseignements identificatoires ayant eu lieu dans certaines circonstances au cours de l’année écoulée.
En 2025, la Police provinciale n’est intervenue lors d’aucune (0) situation demandant la collecte de renseignements identificatoires dans lesdites circonstances, tout comme en 2024 et 2023.
Source : Système de gestion des dossiers (SGD) Niche, janvier 2026.
Le personnel policier en première ligne qui est en contact direct avec le public est de plus en plus susceptible d'être victime d’agressions dans l’exercice de ses fonctions. Même si les techniques inculquées aux agentes et agents durant leur formation visent à réduire le risque d’agression, il n’existe aucun moyen fiable à 100 % de prédire comment des individus se comporteront dans toutes les situations.
En 2022, un groupe de travail de la Police provinciale a examiné les tendances relatives aux incidents de « voies de fait contre un agent de la paix » au sein de l’organisation. Subséquemment, de nouvelles politiques concernant les arrestations et les détentions, ainsi que la prise en charge et le contrôle des détenus, ont été mises en place en 2024. Une analyse ayant pour objectif d’évaluer l’effet de ces politiques a été réalisée en 2025.
L'analyse a été axée sur les voies de fait commis contre des agents de la paix entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2024, avec des données comparatives remontant jusqu’en 2012. Le nombre de cas a augmenté tant en 2023 qu’en 2024, atteignant ainsi son niveau le plus élevé sur cette période de 13 ans, avec respectivement 645 et 670 cas. Malgré l'accroissement du nombre de cas, il y a eu une baisse du pourcentage de voies de fait contre le personnel policier survenues dans les détachements. De plus, les incidents au terme desquels une enquête a été confiée à un enquêteur désigné ont augmenté de manière significative, indiquant une approche axée sur les victimes. Ces deux évolutions pourraient être liées aux nouvelles politiques relatives aux procédures aux détachements et à la désignation d’un enquêteur. Les accusations continuent d’être retirées à un taux à peu près équivalent à celui des condamnations prononcées.
L'amélioration de la qualité des données reste une priorité pour le groupe de travail, de manière à veiller à l'utilisation de données précises et actualisées afin de bien saisir l'ampleur du problème, mettre en place des solutions et suivre les progrès réalisés.
Le personnel policier en première ligne, les membres des unités spécialisées et les autres membres de la Police provinciale font régulièrement passer la sécurité du public avant la leur. En examinant les cas d’agression, de blessures et d’autres incidents ayant des répercussions sur la sécurité et le bien-être de ses membres, la Police provinciale vise à rendre l’Ontario plus sûr pour tout le monde.
Saviez-vous qu'en 2025, environ 0,09 % de tous les incidents qui ont nécessité une intervention de la police ont donné lieu à un recours à la force de la part de la Police provinciale? Ce taux représente une baisse par rapport à 2024 et 2023 (0,14 % des incidents au cours de ces deux années).
Remarque : les incidents nécessitant une intervention policière peuvent inclure certains cas où le personnel policier n’a pas dû se rendre sur place et a fourni son assistance par téléphone ou par courriel. Les incidents impliquant l’euthanasie d’un animal sont comptabilisés séparément.
Les obligations concernant les rapports en matière de recours à la force sont régies par le Règlement de l'Ontario 391/23: Usage de la force et des armes et concernent les incidents au cours desquels un membre du personnel policier dégaine une arme de poing en présence d’un membre du public; braque une arme à feu sur une personne; décharge une arme à feu; utilise une arme sur une autre personne; dégaine et exhibe une arme à impulsions devant une personne dans l’intention d’obtenir d’elle qu’elle se conforme; braque une arme à impulsions sur une personne; décharge une arme à impulsions ou fait usage de la force sur une autre personne, notamment en se servant d’un cheval ou d’un chien, qui entraîne une blessure nécessitant les services d’un médecin, d’une infirmière ou d’un infirmier, ou d’un auxiliaire médical, et sait que la blessure a nécessité de tels services avant de terminer son service.
Pour en savoir plus, cliquer sur : opp.ca/useofforce.